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  • : Ma nation, c'est l'infini. Aller au-delà des frontières, terrestres, planétaires, galactiques, ethniques, culturelles, génétiques, sexuelles et autres, c'est le début de la liberté et de l'amour universel. My nation is the Infinite. To go beyond terrestrial, planetary, galactical, ethnic, genetic, sexual and others frontiers. This is the beginning of freedom and universal love.
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16 novembre 2010 2 16 /11 /novembre /2010 08:16

 

 

En France, un écrivain, pere de huit enfants, est incarcéré pour ses recherches historiques. Et la presse dite "libre" n'en dit rien !

http://www.polemia.com/article.php?id=3013

Un pere de huit enfants, Vincent Reynouard, a été jeté en prison en Belgique, a la demande de la france, non pas pour des actes mais pour des écrits.


C'est une formidable régression des libertés publiques.  L'objection selon laquelle ses idées, qualifiées de « révisionnistes», ou de « négationnistes», seraient « odieuses», n'est évidemment pas recevable : ni Staline, ni Mao, ni Castro, ni Kim Il Sung n'ont mis en prison des gens dont ils trouvaient les idées… sympathiques. C'est précisément pour les idées jugées « odieuses», (en un lieu et a un moment) que la protection de la liberté d'expression a du sens.
Pour informer ses lecteurs Polémia met a leur disposition le dossier que fait circuler sur le sujet l'historien Paul-Eric Blanrue

Polémia

Né en 1969, marié et pere de 8 enfants, le Français Vincent Reynouard est ingénieur chimiste de formation, issu de l'ISMRA (Institut des sciences de la matiere et du rayonnement atomique) de Caen. Il se présente volontiers comme catholique traditionaliste et ne cache pas ses opinions politiques ultra-conservatrices. Mais, surtout, il conteste
publiquement, sous la forme de DVD et d’écrits, la version classique de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale. ll fait partie de ces chercheurs se proclamant « révisionnistes » et qualifiés de « négationnistes » car ils ne croient pas a l’existence des chambres a gaz homicides dans les camps de concentration allemands.

En 2005, Reynouard écrit et envoie a des syndicats d'initiative, des musées et des mairies un fascicule de 16 pages intitulé « Holocauste? Ce que l'on vous cache », dans lequel il prend le contre-pied de l’histoire académique. La justice française s’abat aussitôt sur lui.

En premiere instance, il est condamné, en 2007, par le tribunal correctionnel de Saverne (Bas-Rhin) a 1 an de prison ferme, 10.000 euros d'amende et 3.000 euros de dommages et intérets pour la LICRA. En appel, en juin 2008, la Cour de Colmar confirme la peine de prison et le condamne a un total de 60.000 euros (20.000 euros d'amende + publications forcées et frais divers). Du jamais vu.

Comme Reynouard réside en Belgique, la France lance contre lui un mandat d'arret européen pour l'obliger a purger la peine de 1 an de prison ordonnée par la Cour d'appel de Colmar. Le 9 juillet dernier, il est emprisonné par la police belge, en attendant son extradition en France. Ce qui fait dire a l’intéressé : « Quand on ne songe qu’a la mise en
prison pour se débarrasser d’un contradicteur, c’est qu’on n’a pas d’arguments. »

Conclusion : un homme de 41 ans, pere de 8 enfants, est actuellement emprisonné pour ses recherches historiques, en raison de la loi Gayssot.

Cette loi, promulguée au Journal officiel de la République française le 14 juillet 1990, interdit, dans son article 24bis, le fait de « contester (…) l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international [dit de Nuremberg] annexé a l’accord de Londres du 8 aout 1945. »

Dans mon livre Sarkozy, Israël et les juifs (Oser dire, 2009), j’ai rappelé que cette loi liberticide a été vivement critiquée par des personnalités comme l’académicienne française Simone Veil ; le Secrétaire perpétuel de l’Académie française, Hélene Carrere d'Encausse ; les ministres Jean Foyer, Jacques Toubon, Alain Peyrefitte ; les historiens Henri Amouroux, Pierre Vidal-Naquet, Annie Kriegel, François Furet, Alain Besançon, Jacques Willequet et François Bédarida ; la fondatrice de l’Institut de recherche Hannah Arendt, Chantal Delsol ; le prix Nobel d’économie 1988, Maurice Allais ; les écrivains Michel Tournier, Louis Pauwels, Michel Houellebecq, Philippe Muray, Jean Daniel,
Vladimir Volkoff, Michel Rachline et Alain Robbe-Grillet ; les magistrats Philippe Bilger, Alain Marsaud et Raoul Béteille ; les juristes Olivier Duhamel, Anne-Marie Le Pourhiet, Emmanuelle Duverger, André Decoq et Guy Carcassonne ; les avocats Jacques Verges et John Bastardi Daumont ; le philosophe Paul Ricoeur ; l’humoriste Bruno Gaccio ; des défenseurs de la liberté d’expression comme le fondateur de Reporters sans frontieres Robert Ménard (qui la dénonce comme une « police de la pensée ») et Gabriel Cohn-Bendit ; les journalistes Dominique Jamet, Delfeil de Ton, Alain Rollat, Albert du Roy, Philippe Tesson, Jacques Julliard et Ivan Rioufol ; ou encore l’ancienne présidente de la Ligue des droits de l’homme, l’historienne Madeleine Rebérioux. A l’étranger, le linguiste américain Noam Chomsky s’en est
déclaré l’adversaire absolu. Pour le physicien et intellectuel belge Jean Bricmont, « la loi Gayssot est une régression juridique de plusieurs siecles ». Les présidents Hugo Chavez et Mahmoud Ahmadnedjad ont, quant a eux, condamné séverement cette répression.

Il nous incombe désormais de défendre la libre expression dans les faits et non plus seulement en théorie. Pourquoi n’entend-on personne dénoncer publiquement le sort réservé a Vincent Reynouard ? Que font Reporters sans frontieres, Amnesty International et Human Rights Watch ? Aucun média, ni français ni étranger, n’a informé l’opinion de cette affaire. Un tel silence est anormal.

Personnellement, j’ai décidé de réagir en tant qu’historien et citoyen, et de faire savoir, par ce communiqué, combien je suis révolté par le fait que, chez nous, on jette en prison un homme pour ses opinions, aussi insolites, stupéfiantes et controversées soient-elles. Un tel traitement est indigne de la France et de sa tradition intellectuelle. La loi n’a pas a intervenir dans la définition de la vérité historique : dans un État libre, cette fonction est celle des historiens. La loi
Gayssot, qui restreint la liberté du chercheur, est contradictoire avec la notion d'État démocratique ; c’est une loi scélérate. Je demande en conséquence son abrogation immédiate.

J’espere etre bientôt rejoint par des dizaines, des centaines, des milliers d’autres personnes ne pouvant rester indifférentes face a ce scandale qui nuit gravement a l’image de la France et bafoue l’esprit de la République.

Celles et ceux qui veulent cosigner avec moi ce communiqué peuvent m’envoyer leur nom et leurs coordonnées a cette adresse :
eugenie.blanrue@laposte.net. Il ne s’agit pas de soutenir les idées religieuses, politiques ou historiques de Vincent Reynouard, mais de défendre son droit a les exprimer. Pour les contester, il suffit d’un débat démocratique, ouvert, franc et loyal.

******

Pétition pour l'abrogation de la loi Gayssot et la libération de Vincent Reynouard

http://abrogeonslaloigayssot.blogspot.com/

jeudi 28 octobre 2010
 
Précisions.
1° Cette pétition est envoyée a : M. le Président de la République ; M. le Premier ministre ; M. le ministre de la Culture et de la Communication ; M. le Président du Conseil constitutionnel ; MM. et Mmes les députés français ; tous les grands organes de presse.

2° Depuis la parution de cette pétition, un grand nombre de nouveaux signataires se sont signalés a notre attention ; d'autres correspondants nous disent que leur nom n'a pas été enregistré. Si le nombre de ces ultimes signataires est suffisamment significatif, nous publierons une liste complémentaire pour la fin de l'année.

3° Mgr Gaillot et Yann Moix, qui avaient signé la pétition, nous ont demandé d'enlever leur nom (dernier changement le 2 novembre).

Merci a tous !

Paul-Éric Blanrue

NOAM CHOMSKY
soutient la pétition  pour l’abrogation de la loi Gayssot  et la libération de Vincent Reynouard !

La pétition lancée le 6 aout 2010 sur internet
(http://abrogeonslaloigayssot.blogspot.com/) a l’initiative de l’historien Paul-Éric Blanrue et réclamant l’abrogation de la loi Gayssot et la libération du révisionniste Vincent Reynouard, vient de recevoir début septembre un soutien de poids en la personne du linguiste et philosophe américain Noam Chomsky.

« J'apprends que Vincent Reynouard a été condamné et mis en prison au nom de la loi Gayssot et qu'une pétition circule pour protester contre ces mesures », écrit, dans une déclaration signée le 5 septembre 2010,
l’infatigable défenseur de la liberté d’expression, venu en France au printemps dernier pour un colloque au College de France et diverses autres manifestations.
« Je ne connais rien a propos de M. Reynouard, mais je considere la loi Gayssot comme completement illégitime et en contradiction avec les principes d'une société libre, tels qu'ils ont été compris depuis les Lumieres », ajoute-t-il.
Noam Chomsky précise que « cette loi a pour effet d'accorder a l'État le droit de déterminer la vérité historique et de punir ceux qui s'écartent de ses décrets, ce qui est un principe qui nous rappelle les jours les plus sombres du stalinisme et du nazisme. »
M. Chomsky termine sa déclaration en apportant son appui a l’initiative prise par l’historien français : « Par conséquent, je souhaite exprimer mon soutien a la pétition contre l'application de cette loi dans le cas de Monsieur Reynouard (ou dans tout autre cas) ».

Votée le 13 juillet 1990, la loi Gayssot interdit le fait de « contester  (…) l’existence d’un ou plusieurs crimes contre l’humanité tels qu’ils sont définis par l’article 6 du statut du tribunal militaire international [dit de Nuremberg] annexé a l’accord de Londres du 8 aout 1945. »

En 2007, le révisionniste Vincent Reynouard, pere de huit enfants, a été condamné par le tribunal de Saverne (Bas-Rhin) a un an de prison ferme pour une brochure de 16 pages intitulée « Holocauste? Ce que l'on vous
cache... », peine confirmée l'année suivante par la cour d’appel de Colmar, qui lui a infligé également une amende et des dommages-intérets pour un total de 60.000 euros. M. Reynouard est actuellement enfermé a la maison d’arret de Valenciennes (Nord).

La liste complete des signataires, comprenant a ce jour plus de mille noms, sera mise en ligne intégralement d’ici la fin de l’année 2010 sur
le site http://abrogeonslaloigayssot.blogspot.com/.
Les signatures se poursuivent jusqu’a cette date.

Jean Bricmont et Paul-Éric Blanrue, le 8 septembre 2010.

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