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19 juillet 2016 2 19 /07 /juillet /2016 08:37
Le FMI propose de taxer l'épargne privée pour solder les dettes nationales

Une autre idée émise par des banquiers et des personnes les plus riches de la planète pour s'enrichir encore plus et appauvrir les plus pauvres d’entre nous ! A mon avis la vente de coffre-forts personnels va augmenter rapidement. Ne laissons plus rien aux banques ! Sinon vous allez être plumés ! Ils ont déjà essayé à CHYPRE et ça a fonctionné !

http://www.huffingtonpost.fr/2013/10/10/fmi-taxe-epargne-patrimoine-dette-italie-chypre_n_4075757.html

ÉCONOMIE - Rendez-vous compte. Et si l'État choisissait du jour au lendemain de vous prélever 10% sur votre épargne? Un dixième de ce qui est inscrit sur votre relevé bancaire annuel. L'idée fait sens pour le FMI, qui y voit une bonne alternative à la résolution de la crise de la dette. Avec une ponction de cet ordre, les pays "avancés" (Europe, Etats-Unis, Japon) pourraient retrouver le niveau de dette qu'ils présentaient avant 2007. En France, ça représenterait la somme de 700 milliards d'euros à prélever.

Le Fonds monétaire international n'avance rien de concret dans son rapport annuel des finances publiques. L'institution se permet seulement de poser la question,explique Le Figaro, en prenant toutes les pincettes qu'il convient sur ce genre de sujet. Et si l'on réglait une fois pour toute le problème de la dette, avec la promesse que l'on ne recommencerait jamais? Le FMI n'impose rien: il ouvre le débat.

En théorie, le principe ne manquerait pas "d'égalité". En effet, les riches et les plus modestes seraient prélevés selon le même ratio, à condition qu'ils aient une épargne positive. Les plus fortunés contribueraient donc plus à la cure d'amaigrissement de la dette, si l'on parle en valeur absolue. De plus, une telle taxe a l'avantage de ne pas bouleverser le système.

Le phénomène s'est déjà produit en Europe. Confrontée à une grave crise financière en 1992, l'Italie voyait sa dette publique frôler les 120%. Le gouvernement a choisi une solution de choc, en faisant du désendettement sa priorité afin de rentrer in extremis dans les critères de Maastricht. Le socialiste Giuliana Amato a fixé le taux de 0,6% sur l'ensemble des dépôts italiens positifs. À l'arrivée quelque 15 milliards d'euros sont arrivés ainsi dans les caisses de l'Etat.

"Il y a eu un travail d'explication en amont. La mesure n'était pas considérée comme confiscatoire, mais comme un effort collectif nécessaire pour assainir les finances du pays", analysait le cabinet Weave dans Le Monde en mars dernier. Pourtant, "le traumatisme a été tel qu'aucun politicien ne s'y est risqué une seconde fois", expliquait Galileo Global Advisors à la même époque dans Challenges.

"En théorie, c'est possible" (Banque de France)

Une telle solution de la dernière chance pourrait-elle arriver en France? Pour Christian Noyer, le gouverneur de la Banque de France, "en théorie c'est possible, mais notre rôle est de faire en sorte que cela n'arrive jamais", disait-il au printemps dernier. Il est vrai que les pouvoirs publics ont plutôt pour mission de rassurer les épargnants, surtout en période de crise.

Au printemps dernier, Chypre a ponctionné 47,5% sur les dépôts de plus de 100.000 euros afin de se voir accorder un plan d'aide international. Un cas exceptionnel, dû notamment à la présence massive de capitaux russes dans les banques, mais aussi à un secteur bancaire disproportionné. Ce plan préserve donc le patrimoine des petits épargnants, dans la lignée de la garantie des dépôts bancaires qui garantit les dépôts en dessous de 100.000 euros au sein de l’Union européenne.

Cependant, même si la garantie des dépôts bancaires semble finalement respectée, sa mise en question a créé une inquiétude durable chez les épargnants. Ainsi, 41% des Français interrogés au printemps par l’Ifop estimaient que leurs dépôts pourraient être taxés en cas de crise.

Les risques d'une telle décision

Forcément, la difficulté d'une telle exécution serait d'éviter les fuites de capitaux. Les citoyens devraient avoir l'assurance que personne ne puisse y échapper. De plus, l'Etat devrait recueillir suffisamment de confiance pour que la ponction n'ait lieu qu'une fois. Un manquement de l'Etat dans l'une de ces assurances pourrait avoir des conséquences sociales lourdes.

En Espagne, l'Etat a imposé une taxe de 0,2% sur le montant des dépôts. A la différence des cas italiens ou chypriotes cités plus hauts, ce sont les établissements et non les épargnants qui ont été touchés. En ne frappant pas les épargnants directement, cette taxe a évité un phénomène de panique. Dans le même temps, les frais bancaires ont subitement augmenté. Cherchez le lien...

Pour JP Morgan, s'exprimant sur le cas espagnol dans La Tribune, "cette taxe pénalise l’épargne en période d’austérité". Il y aurait donc un risque de sorties de capitaux évident". Du reste, pour JP Morgan, cette "incertitude" n’est jamais "la bienvenue" et conduit à "accélérer les retraits aux guichets". Derrière ce phénomène, le "bank run" (ruée des épargnants aux guichets), plus grande terreur du secteur bancaire.

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24 janvier 2016 7 24 /01 /janvier /2016 13:48
La face cachée de l'industrie pharmaceutique : remèdes mortels et crime organisé

http://ici.radio-canada.ca/emissions/dessine_moi_un_dimanche/2014-2015/chronique.asp?idchronique=372704

L'industrie pharmaceutique a infiltré et corrompu tous les systèmes de santé publique dans le monde à tous les niveaux : médecins, instituts de recherche, publications scientifiques prestigieuses de même que les agences gouvernementales comme la FDA. Très peu de gens tirent avantage des médicaments qu'ils consomment. En fait, les médicaments seraient la troisième cause de décès dans les pays riches. En entrevue avec Franco Nuovo, le Dr Fernand Turcotte, professeur au Département de médecine sociale et préventive de l'Université Laval, nous livre les conclusions troublantes du chercheur danois Peter C. Gøtzsche.

Pour sortir de cette situation intenable, il faudrait rien de moins qu'une révolution : abolition des brevets en pharmacie; interdiction de tout marketing et de toute recherche clinique à l'industrie; disqualification systématique de tout expert ayant un conflit d'intérêts, qu'il soit financier ou simplement intellectuel. Notre système de santé serait donc menacé non pas par le vieillissement de la population, mais bien par l'explosion de la pharmaceutique.

- Remèdes mortels et crime organisé : comment l'industrie pharmaceutique a corrompu les services de santé, de Peter C. Gøtzsche M.D., traduit par Fernand Turcotte M.D., publié aux Presses de l'Université Laval, 2015.

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17 décembre 2012 1 17 /12 /décembre /2012 08:21

http://www.wikistrike.com/article-royaume-uni-comment-edf-construit-ses-centrales-nucleaires-grace-a-une-taxe-ecolo-113426449.html


Alors que le prix du gaz augmente en France, celui de l'électricité va bientôt exploser au Royaume-Uni, suite à une taxe prétendument « verte ».

Cette taxe servira notamment à financer les réacteurs EPR qu'ambitionnent de construire EDF (Électricité de France) et Areva. EDF devrait aussi largement bénéficier de la nouvelle loi sur l'énergie, qui vise à dédommager les opérateurs en cas de manque de rentabilité...

Le gouvernement conservateur de David Cameron prépare une augmentation drastique de la taxe sur les factures électriques, censée financer les énergies faiblement émettrices de CO2. L'objectif est de collecter 9,4 milliards d'euros (7,6 milliards de livres) d'ici 2020. Des analystes financiers estiment qu'il en résultera une hausse de près d'un tiers des factures d'électricité [Lire ici (en Anglais)], qui sont déjà supérieures de 10 à 15 % en moyenne aux factures françaises. Et ce, dans un contexte d'austérité budgétaire particulièrement brutale au Royaume-Uni.

À qui bénéficiera cette taxe « verte » ? Avant tout aux constructeurs de centrales nucléaires, qui pourront s'en accaparer la plus grande part. EDF est la première concernée, puisqu'elle prévoit de construire, avec Areva et Bouygues, quatre nouveaux réacteurs EPR au Royaume-Uni. Le programme de « renaissance nucléaire » initié en leur temps par les travaillistes de Tony Blair prévoyait pas moins de douze nouveaux réacteurs. Le projet d'EDF à Hinkley Point dans le Somerset (deux réacteurs) est le seul qui ait dépassé le stade conceptuel [1]. Son coût est actuellement estimé à 17,3 milliards d'euros. Le projet vient d'obtenir sa première licence administrative, mais sa réalisation est encore loin d'être assurée.

EDF fait-elle la loi à Londres ?

La nouvelle loi sur l'énergie, dévoilée jeudi 29 novembre - et déjà applaudie par EDF selon leFinancial Times - instituera également un seuil de prix de l'électricité en deçà duquel le gouvernement britannique dédommagera les entreprises pour assurer la rentabilité de leurs investissements. Le niveau de ce seuil doit être fixé ultérieurement. Certaines sources évoquent jusqu'à 204,5 euros (165 livres) par MWh, soit plus de trois fois le prix actuel de l'électricité - vendue en gros - au Royaume-Uni. Le genre de rumeur qui permettra à EDF d'afficher sa modération tout en obtenant un prix garanti largement supérieure au prix actuel...

L'entreprise publique française est un acteur de poids sur le marché de l'énergie britannique : en plus d'être l'un des six principaux distributeurs du pays - qui vient d'ailleurs d'augmenter ses tarifs de 11 % d'un coup, alors même que la filiale britannique réalisait 1,6 milliard de livres de profit - , elle contrôle le parc actuel, et vieillissant, de centrales nucléaires, ainsi que plusieurs centrales au charbon. Elle construit par ailleurs - toujours avec l'aide financière du gouvernement britannique - des parcs éoliens et des centrales au gaz, dont l'une vient d'être occupée pendant une semaine par des militants de la justice climatique.

Lobbying et restaurants chics

Depuis des mois, le groupe français fait monter la pression pour obtenir du gouvernement britannique le maximum de concessions. Ce dernier, confronté à l'héritage de la libéralisation totale du marché de l'énergie dans les années 1980, fait face à des décisions difficiles pour assurer l'avenir de l'approvisionnement énergétique du pays. Le gouvernement est tiraillé entre les partisans de l'énergie éolienne, ceux du nucléaire, et ceux du gaz, emmenés par le chancelier George Osborne, lequel vient d'annoncer une série de mesures pour favoriser l'exploitation des gaz de schiste.

Malgré les déboires accumulés par les chantiers de l'EPR en Finlande et en France, la perspective de nouveaux réacteurs financés à leur corps défendant par les contribuables et consommateurs britanniques reste bel et bien à l'ordre du jour. Le gouvernement a même lancé un plan d'action pour renforcer la chaîne d'approvisionnement du nucléaire [Source] en Grande-Bretagne. Un document révélé par le quotidien The Guardian donne une petite idée de la nature du travail de « persuasion » effectué par EDF et les intérêts nucléaires. Il révèle que les hauts fonctionnaires de l'Office pour le développement du nucléaire ont été régulièrement invités depuis trois ans dans des restaurants londoniens très selects par divers groupes et lobbies de l'industrie nucléaire, mais également par des entreprises directement intéressées, dont les françaises EDF, Areva et Alstom. Ce n'est pas en France qu'on verrait de telles pratiques...

Note :
[1] GDF-Suez est également impliquée, via un consortium, dans un autre projet de centrale nucléaire, beaucoup moins avancé, et pour lequel l'entreprise réclame elle aussi davantage d'« incitations financières » (voir ici).

Source: Bastamag

 
Lien proposé par Raël Science Français

 
EPR (Définition): http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9acteur_pressuris%C3%A9_europ%C3%A9en

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28 janvier 2012 6 28 /01 /janvier /2012 09:47

 

Au siège des Nations unies, à New York. Un écriteau mentionne : « Le budget des armes dans le monde : 825 milliards de dollars/an, le budget nécessaire pour éradiquer la faim dans le monde : 50 milliards de dollars/an. »

Tout est dit ! Comme le souligne justement la vidéo THRIVE, c'est seulement une poignée de sociétés multinationales qui font la pluie et le beau temps sur la planète TERRE avec un système économique basée sur la spéculation financière et la monnaie.

 


L'entretien avec Jean Ziegler, l'ancien rapporteur spécial des Nations Unies pour le droit à l'alimentation, ne cède aucune place au doute : chaque enfant qui meurt de faim dans le monde est un enfant assassiné. Et il n'y a aucune fatalité à ce que le scandale de la sous alimentation continue à être le premier fléau de l'humanité.
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1) Voilà des années que vous dénoncez les crimes de la faim, notamment dans vos deux derniers ouvrages. Quel est le principal apport de Destruction massive ? Est-ce une nouvelle urgence par rapport à la situation du monde ?

Le massacre annuel de dizaines de millions d'être humains par la faim est le scandale de notre siècle. Toutes les cinq secondes, un enfant âgé de moins de dix ans meurt de faim, 37 000 personnes meurent de faim tous les jours et 1 milliard – sur les 7 milliards que nous sommes – sont mutilés par la sous-alimentation permanente Et cela sur une planète qui déborde de richesses !

Le même rapport sur l'insécurité alimentaire dans le monde de la FAO qui donne les chiffres des victimes dit que l'agriculture mondiale dans l'étape actuelle de ses forces de production pourrait nourrir normalement (2 200 calories/ individu adulte par jour) 12 milliards d'êtres humains, donc presque le double de l'humanité actuelle.
Au seuil de ce nouveau millénaire, il n'existe donc aucune fatalité, aucun manque objectif. Un enfant qui meurt de faim est assassiné.

Pendant huit ans, j'ai été rapporteur spécial des Nations unies pour le droit à l'alimentation. Ce livre est le récit de mes combats, de mes échecs, des mes occasionnelles et fragiles victoires, de mes trahisons aussi.

Vous me posez la question de la « nouvelle urgence ».
Le lien entre dette souveraine en Europe et meurtre collectif par la faim de millions de personnes dans l'hémisphère sud est évident : les États européens ont dû verser des dizaines de milliards d'euros à leurs banquiers défaillants et ont biffé, par contre, leurs contributions au PAM.

Le Programme alimentaire mondial (PAM) est en charge de l'aide alimentaire d'urgence. Il ne peut acheter suffisamment de nourriture. Le PAM a perdu la moitié de son budget annuel qui n'est, aujourd'hui, plus que de 3,2 milliards de dollars contre 6 milliards en 2008.

Dans les 5 pays de la Corne de l'Afrique – Érythrée, Éthiopie, Djibouti, Somalie, Kenya (du nord) – 12 millions d'êtres humains sont actuellement au bord de la destruction par la faim. Une sécheresse durable ravage la région. Depuis avril 2011, des dizaines de milliers d'enfants, d'hommes et de femmes sont morts de faim. Les 17 camps d'accueil d'urgence ouverts par l'ONU doivent refuser chaque jour des centaines de familles affamées qui sortent le matin de la brume après, souvent, des jours et des nuits de marche.
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2) Une poignée d'entreprises multinationales contrôlent le marché de l'alimentation. Comment en finir avec ce système qui affame des peuples entiers ?

Une dizaine de sociétés transcontinentales privées dominent presque complètement le marché alimentaire. Elles fixent les prix, contrôlent les stocks et condamnent les pauvres puisque seul ceux qui ont de l'argent ont accès à la nourriture. L'année dernière, par exemple, Cargill a contrôlé plus de 26 % de tout le blé commercialisé dans le monde. Ensuite, ces trusts disposent d'organisations mercenaires : l'Organisation mondiale du commerce, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale. Ce sont les trois cavaliers de l'Apocalypse. S'ils reconnaissent que la faim est terrible, ils estiment que toute intervention dans le marché est un péché. À leurs yeux, réclamer, par exemple, une réforme agraire, un salaire minimum ou le subventionnement des aliments de base pour sauver des vies est une hérésie. Selon les grands trusts qui, ensemble, contrôlent 85 % du marché alimentaire mondial, la faim ne sera vaincue qu'avec la libéralisation totale du marché et la privatisation de tous les secteurs publics.

Cette théorie néolibérale est meurtrière et obscurantiste. L'Union soviétique a implosé en 1991. Jusque-là, un homme sur trois vivait sous un régime communiste et le mode de production capitaliste était limité régionalement. Mais en vingt ans, le capitalisme financier s'est répandu comme un feu de brousse à travers le monde. Il a engendré une instance unique de régulation : le marché mondial, la soi-disant main invisible. Les États ont perdu de leur souveraineté et la pyramide des martyrs a augmenté. Si les néolibéraux avaient raison, la libéralisation et la privatisation auraient dû résorber la faim. Or, c'est le contraire qui s'est produit. La pyramide des martyrs ne cesse de grandir. Le meurtre collectif par la faim devient chaque jour plus effrayant.
L'ONU devrait soumettre à un contrôle social étroit les pieuvres transcontinentales du commerce agroalimentaire.
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3) Y a-t-il des raisons d'espérer ? La crise ne révèle-t-elle pas une vraie capacité d'indignation citoyenne et de réaction face aux excès ultra libéraux ?

II existe des mesures concrètes que nous, citoyens et citoyennes des États démocratiques d'Europe, pouvons imposer immédiatement ; interdire la spéculation boursière sur les produits alimentaires ; faire cesser le vol de terres arables par les sociétés multinationales; empêcher le dumping agricole ; obtenir l'annulation de la dette extérieure des pays les plus pauvres pour qu'ils puissent investir dans leur agriculture vivrière ; en finir avec les agrocarburants... Tout cela peut être obtenu si nos peuples se mobilisent. J'ai écrit Destruction massive, géopolitique de la faim pour fortifier la conscience des citoyens. Il n'y a pas d'impuissance en démocratie. Je le répète, pendant que nous discutons, toutes les cinq secondes, un enfant de moins de dix ans meurt de faim. Les charniers sont là. Et les responsables sont identifiables.

De plus, de formidables insurrections paysannes – totalement ignorées par la grande presse en Occident – ont lieu actuellement dans nombre de pays du Sud : aux Philippines, en Indonésie, au Honduras, au nord du Brésil. Les paysans envahissent les terres volées par les sociétés multinationales, se battent, meurent souvent, mais sont aussi parfois victorieux.

Georges Bernanos a écrit: « Dieu n'a pas d'autres mains que les nôtres ».
L'ordre cannibale du monde peut être détruit et le bonheur matériel assuré pour tous. Je suis confiant : en Europe l'insurrection des consciences est proche.
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4) Quelle serait la première mesure à prendre en 2012 pour que l'Humanité mange enfin à sa faim ? (agrocarburants ? spéculation ?)
La toute première cause de l'intensification du meurtre collectif par la faim et la spéculation boursière sur les aliments de base. Les fonds spéculatifs (hedge funds) et les grandes banques ont migré après 2008, délaissant des marchés financiers pour s'orienter vers les marchés des matières premières, notamment celui des matières premières agricoles. Si l'on regarde les trois aliments de base (le maïs, le riz et le blé), qui couvrent 75 % de la consommation mondiale, leur prix ont explosé. En 18 mois, le prix du maïs a augmenté de 93 %, la tonne de riz est passée de 105 à 1 010 dollars et la tonne de blé meunier a doublé depuis septembre 2010, passant à 271 euros. Cette explosion des prix dégage des profits astronomiques pour les spéculateurs, mais tue dans les bidonvilles des centaines de milliers de gens. De plus, la spéculation provoque une autre catastrophe. En Afrique le Programme alimentaire mondial (PAM) ne peut plus acheter suffisamment de nourriture pour l'aide d'urgence en cas de famine : Comme aujourd'hui dans la Corne de l'Afrique. Il faudrait transférer ces spéculateurs, dont les actions aboutissent maintenant au meurtre collectif, devant un tribunal de Nuremberg et les juger pour crime contre l'humanité.

Vous avez raison d'évoquer les agrocarburants.
La théorie généralement diffusée est la suivante : le climat se détériore et la principale raison en est l'utilisation de l'énergie fossile. Il faut donc diminuer sa consommation. Mais je le dis avec force, les agrocarburants ne sont pas la solution. Pour réduire la consommation d'énergie fossile, il faut drastiquement économiser l'énergie, favoriser les transports publics, développer les énergies solaires, éoliennes, géothermiques. L'année dernière, les États-Unis ont brûlé 138 millions de tonnes de maïs et des centaines de millions de tonnes de blé, pour produire des agrocarburants. En Suède, près de la moitié des voitures roulent au bioéthanol. Le réservoir moyen d'une voiture est de 50 litres. Il faut brûler 352 kilos de maïs pour produire 50 litres de ce carburant. Or, ces 352 kilos de maïs permettraient à un enfant en Zambie ou au Mexique, où le maïs est la nourriture de base, de manger et de vivre pendant un an !

Brûler des plantes nourricières pour en faire des agrocarburants est un crime contre l'humanité.
Jean Ziegler, auteur de Destruction massive, géopolitique de la faim,

Éditions du Seuil (aussi : L'or du Maniema, roman, réédition dans la coll. Points, Seuil)
PROPOS RECUEILLIS PAR YANNICK BOUCHER

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21 septembre 2011 3 21 /09 /septembre /2011 09:20

 

Une vidéo de trois minutes pour comprendre le pourquoi du comment de la dette publique ou comment la population mondiale se fait arnaquer par les politiciens et autres magnats financiers.

A mon avis, le nombre des indignés n'a pas fini d'augmenter. Bonne journée.

 

Si vous ne voyez pas la vidéo complètement, allez sur le lien

http://www.youtube.com/watch?v=KKoNWSrGUoM&feature=player_embedded

 

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15 septembre 2011 4 15 /09 /septembre /2011 12:17

 

Un magasin où tout est gratuit ? Oui, ça existe, en Alsace.

Le début d'une nouvelle ère où la solidarité va se développer de plus en plus. C'est également une occasion de gérer le gaspillage.

Il y a également de nombreux sites de dons comme www.donnons.org

 

 

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 22:12

 

Et vous ? Etes-vous prêts pour la prochaine "crise financière" qui se profile à l'horizon ? Si vous avez quelques euros à la banque, profitez-en avant qu'ils ne s'évaporent en fumée ! Profitez de la vie et du temps qui passe, pendant qu'il en est encore temps !

 

 

 
La majorité des ordres boursiers est aujourd’hui passée par des logiciels ultrasophistiqués. Mais pas toujours plus avisés que Jérôme Kerviel…
  
 Au printemps 2010, la société Dow Jones a lancé Lexicon, un service d’information financière pour les investisseurs professionnels. L’entreprise, qui calcule l’indice de la Bourse de New York et édite le «Wall Street Journal», possédait déjà plusieurs filiales de ce genre. Mais celle-ci est très particulière : la plupart de ses abonnés sont des ordinateurs. Ou plutôt, des algorithmes, ces programmes informatiques qui génèrent une part croissante des ordres boursiers. Pour ces lecteurs-là, pas la peine d’écrire des articles ni même de faire des phrases, des données brutes suffisent. Pour cela, Lexicon scanne les dépêches classiques de Dow Jones et traduit en langage-machine tout ce qui sera utile aux robots. De la lecture d’une information jusqu’à son utilisation dans une décision d’investissement, tout se fait automatiquement, sans intervention humaine. Les machines parlent aux machines…

Cela pourrait aussi bien être la description de l’ensemble du système financier, de plus en plus sous le contrôle du «trading algorithmique». Du moindre fonds d’investissement spécialisé jusqu’aux ors du siège de Goldman Sachs, les lignes de codes ont progressivement pris le pouvoir ces dix dernières années. Selon certaines estimations, environ 70% du volume des transactions de Wall Street est aujourd’hui constitué d’ordres massifs passés par des ordinateurs.

 

Les soubresauts du marché ne s’expliquent plus par l’action de traders rivalisant d’intuitions et de bons tuyaux, mais par celle de ces programmes qui quêtent en permanence le moindre profit potentiel. Sur le papier, ce sont simplement des outils qui aident acheteurs et vendeurs à se trouver, sans intermédiaires. En réalité, ils ont été mis au service de ce que l’on appelle les «transactions à haute fréquence», ou encore «flash trading» : l’exécution d’ordres ultrarapides (on parle de microsecondes, c’est-à-dire de millionièmes de seconde !) et massifs (jusqu’à 10 000 opérations par seconde sur un seul titre) qui permettent de transformer une infime variation de cours en véritables fortunes.

 


D'autres algorithmes, plus lents mais plus sophistiqués, analysent des montagnes de données (résultats et performances boursières des entreprises, informations financières…) pour débusquer de bons coups avant le reste du marché. Moyennant quoi, le système est aujourd’hui bien plus précis, efficace et rapide que lorsqu’il était sous contrôle humain. Mais il est aussi devenu incompréhensible, imprévisible et incontrôlable. Les algorithmes répondent en temps réel au moindre changement détecté sur les marchés, mais cela provoque évidemment la réplique d’autres machines, et ainsi de suite. S’il est relativement simple de contrôler ces programmes un par un, leurs interactions permanentes ont parfois des résultats inattendus, qui peuvent bouleverser le système. Comme à Wall Street, le 6 mai 2010, lorsque l’indice Dow Jones a perdu près de 1 000 points, soit une chute record de plus de 9% à une vitesse folle, l’essentiel du recul ayant été enregistré en quelques minutes seulement, avant d’être partiellement rattrapé tout aussi rapidement.


Ce «flash crash» n’est pas resté un incident isolé : dans la journée du 27 septembre, par exemple, l’action Apple a perdu 4% en trente secondes, sans raison apparente, et celle de Progress Energy, un producteur d’électricité américain, a mis encore moins longtemps pour plonger de… 90%. D’autres incidents sont survenus depuis. En février, la firme de Steve Jobs a été de nouveau touchée (lire page 152). Ces soubresauts sont déjà devenus routiniers. Il est souvent impossible d’en identifier les causes, mais la plupart des observateurs sont d’accord pour les attribuer au trading algorithmique.

 

Le plus ironique, c’est que ce dernier a toujours été présenté par ses zélateurs comme un moyen de rendre le marché plus transparent. Avant l’âge de l’électronique, les gros investisseurs institutionnels, de par leur taille et leur influence, étaient bien mieux traités que les acteurs de taille modeste. «Pour une firme comme la mienne, accéder au marché n’était pas évident», se souvient par exemple Harold Bradley, l’ex-patron d’American Century Ventures, une société d’investissement de Kansas City.


A la fin des années 1990, Bradley fut donc l’un des premiers traders à explorer la piste des algorithmes. Sa première idée était de reproduire par l’informatique sa propre façon d’analyser les mouvements boursiers. Mais rapidement, avec l’aide d’une équipe d’ingénieurs de haut vol, il a voulu aller plus loin et créer un système capable de «voir» le marché plus vite et plus sûrement qu’un cerveau humain. Poursuivant leurs recherches dans les années 2000, ils ont déterminé sept variables servant à prédire la performance d’un portefeuille de titres. Certaines étaient classiques, comme la croissance du résultat net de l’entreprise, d’autres beaucoup plus techniques. Mais il restait à établir la bonne pondération entre ces différents facteurs.


Utilisant des programmes concoctés par l’université de Berkeley (Californie), l’équipe a testé ses hypothèses successives en vérifiant si elles permettaient d’expliquer l’évolution passée des cours d’actions choisies au hasard, sur des périodes aléatoires. A chaque fois que cela semblait fonctionner, les chercheurs recommençaient l’opération avec une date de départ légèrement différente, pour voir si cela marchait toujours. Au total, sur plusieurs années, ils ont ainsi vérifié des milliers de formules possibles, plusieurs milliers de fois chacune, éliminant en cours de route les solutions infructueuses et soumettant les meilleures à de nouveaux paramètres…

 

En 2007, Bradley a finalement quitté son entreprise, mais la machine était lancée : investisseurs et gestionnaires de portefeuilles avaient commencé à faire la sortie des meilleures écoles scientifiques de la planète pour embaucher les jeunes cracks de l’intelligence artificielle et profiter de leurs recherches en informatique et en -statistique. Très vite, leurs programmes se sont appliqués à tous les étages du système financier mondial. Pour découvrir des actions présentant du potentiel, pour dissimuler les transactions de grande ampleur au marché ou pour détecter l’action d’un tel programme par un concurrent…


Le résultat ? Un univers parallèle de codes informatiques rivaux, qui cherchent d’abord à s’identifier et à se leurrer l’un l’autre. «Cela ressemble à une guerre sous-marine, comme dans le film “A la poursuite d’octobre rouge”, raconte Dan Mathisson, un cadre de Credit Suisse. Grâce aux algorithmes, certains traders agissent comme des bâtiments d’observation cherchant à repérer le vaisseau amiral adverse. Mais le gros sous-marin utilise également ces armes pour devenir aussi furtif que possible.»

 

Contrairement aux humains, les ordinateurs de la finance n’étudient pas le comportement d’une valeur particulière mais analysent le marché dans son ensemble, comme un vaste système météo, en quête de tendances qu’eux seuls peuvent détecter grâce à leur capacité de calcul. C’est, par exemple, ainsi que l’on travaille chez Voleon Capital Management, une firme d’investissement née en 2007 à Berkeley. Au sein de son équipe de «geeks» en jeans et tee-shirts, il règne une ambiance de start-up plus que de banque new-yorkaise. Jon McAuliffe, l’un des fondateurs, est un fondu de statistiques sorti de Berkeley et Harvard qui a travaillé chez Amazon.


Son acolyte, le P-DG Michael Kharitonov, est un chercheur en informatique de Stanford qui travaillait auparavant dans les réseaux sociaux. Et leur stratégie d’investissement n’est pas plus classique : ils avouent ne pas savoir exactement ce que leurs machines cherchent, ni comment elles décident. «Nous fournissons les données, à elles de distinguer ce qui est un vrai signal de ce qui relève du bruit de fond, explique Kharitonov. Rien à voir avec une stratégie humaine. Travailler sur des milliers de titres en même temps signifie essayer de repérer des centaines de milliers de microchangements. Cela dépasse notre entendement.» D’ailleurs, il a fallu cinq mois pour que la Securities and Exchange Commission (SEC, le gendarme de Wall Street) rende son rapport sur le «flash crash» de mai 2010…

Coupable : un important gérant de fonds ayant utilisé un logiciel pour se couvrir par un ordre de vente d’un montant de 4,1 milliards de dollars, exécuté en vingt minutes au lieu de plusieurs heures, habituellement, pour une transaction de ce genre.

 

Cette vente brutale a fait plonger le marché via la réaction en chaîne d’autres algorithmes, et déclenché des mouvements absurdes – des titres Accenture ont été vendus pour 1 centime tandis que des actions Apple trouvaient preneur à 100 000 dollars pièce ! Ces échanges ont été annulés, mais ils ont convaincu les autorités boursières américaines d’enquêter sur le trading informatisé. «Il aurait suffi d’une intervention humaine pour ne pas donner suite à ces opérations, a ainsi déclaré Mary Schapiro, la présidente de la SEC. Les systèmes automatisés, eux, ont suivi leur logique et poursuivi leur travail sans voir que les prix étaient ridicules.» Depuis le flash crash, la SEC cherche comment éviter qu’un tel désastre ne se reproduise.

 

Elle a, par exemple, imposé la mise en place de «coupe-circuits» capables d’arrêter les échanges sur un titre si son prix varie de plus de 10% en cinq minutes. Elle propose aussi de limiter la vitesse et -l’ampleur des ordres donnés par les algorithmes et de créer une base de données permettant de les retracer. D’autres observateurs ont suggéré une taxe sur les transactions qui découragerait en priorité les ordres les plus massifs, et donc les plus perturbants.

Tout cela permettrait de ralentir le travail des algorithmes, voire de l’interrompre en cas d’urgence. Mais pas de le contrôler : sur les marchés, il est aujourd’hui admis que le système a dépassé ses créateurs.

 

«La finance est devenue une espèce de vaste système automatisé qu’aucune science ne peut décrire», explique Michael Kearns, un chercheur en informatique de l’université de Pennsylvanie qui a lui-même conçu des algorithmes pour Wall Street. La Bourse obéit de plus en plus à une intelligence artificielle qui n’est plus calquée sur le comportement humain. Les algorithmes nous laissent acheter et vendre sur le marché. Mais en réalité, il leur appartient.


Felix Salmon, Jon Stokes

©«Wired» 2011, traduit par Frédéric Béghin

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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 12:03

http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=17121

Par Alexandra Cyr

Le 20 janvier 2010
Presse-toi à Gauche

La faim dans le monde est un sujet de préoccupation depuis très, très longtemps. Les analyses de ce problème et les façons de tenter de le résoudre ont finalement assez peu varié au cours des siècles. Jusqu´à ces dernières années, le manque de nourriture sur terre était l´explication la plus admise.

Le rapport entre la quantité d´humains et celle de la nourriture produite est toujours utilisé de nos jours. Le dernier rapport de l´ONU à ce sujet alerte les nations à propos du manque à venir compte tenu des plus de cinquante milliards d´habitants prévus sur terre en 2050.

AU FIL DU TEMPS ET DES POLITIQUES

Après la seconde guerre mondiale, c´est cette analyse qui a déclenché la dite révolution verte. Il s´agissait de produire plus de nourriture pour satisfaire les besoins des différentes nations. Cela s´avéra tout de même insatisfaisant, puisque tous ceux et celles qui avaient faim ne pouvaient payer les aliments produits majoritairement dans le premier monde. On est donc passé au stade de l´aide directe en utilisant pour cela les énormes surplus stockés dans le Nord. Et on a introduit la pratique du dumping, (vente en dessous du prix de production) rendue possible par des politiques de subventions à l´agriculture dans les pays développés. Ainsi la quantité de nourriture introduite dans les pays en besoin a augmenté.

Cette introduction de nourriture gratuite ou très bon marché auprès des populations affamées a bousculé les marchés locaux et mis à mal, quand elle ne l´a pas détruite, la production locale incapable de faire face à cette compétition. Au fil des ans, l´agriculture vivrière a presque disparu dans certains pays d´Afrique. Aujourd´hui, l´ONU estime que 40% des affamés sont de petits paysans des pays sous-développés ou en voie de développement.

Il y a donc toujours des affamés dans le monde. Leur nombre avait diminué au cours des cinquante dernières années, mais est reparti à la hausse depuis deux ans. Il est maintenant question d´un milliard d´humains souffrant de la faim [1] Et c´est dans les campagnes que le problème est le plus important. Depuis deux ans on y observe une augmentation significative du phénomène.

Donc, l´augmentation des quantités de nourriture n´a pas éliminé la faim ! Les organismes impliqués dans les actions contre ce fléau ont compris depuis un bon moment qu´il ne s´agit pas d´un problème de quantité mais, bien de répartition et de pouvoir d´achat. Comme le soulignait Jean Ziegler, alors rapporteur officiel de l´ONU pour les problèmes de la pauvreté dans le monde, il s´agit d´un « manque artificiel » [2]. Mais les vieilles idées ont la vie dure surtout quand elles servent des intérêts bien concrets.

MARCHÉS DE LA NOURRITURE, MARCHÉ DE LA FAIM

La production et la distribution mondiale des aliments et de tout ce qui contribue à les produire sont sous le contrôle quasi absolu de quelques grandes compagnies transnationales américaines et européennes qui font des profits faramineux pendant que le nombre d´affaméEs est en hausse. Fin avril dernier, l´ONG Grain, publiait un condensé d´un rapport qu´elle a préparé à ce sujet montrant combien les grandes entreprises négociantes de céréales, celles productrices d´engrais, dont la canadienne Potash Corp., celles produisant des semences et des pesticides et du matériel agricole, ont fait de profits avant impôts en 2007 et 2008. L´augmentation la plus basse entre ces deux années est de 13% et la plus élevée de 430% ! Une seule a subi une perte de 17%. [3]

Or, c´est en 2008 que les émeutes de la faim se sont produites dans une grande partie du monde en commençant par Haïti. [4] C´était aussi le début de la crise financière mondiale.

Coïncidence ? Pas vraiment. La crise financière n´a fait qu´exacerber une situation fragile créée antérieurement par l´imposition des politiques dites d´ajustements structurels par le FMI et la Banque mondiale. Pour prêter aux gouvernements des pays pauvres, ces deux institutions les ont obligés à cesser de subventionner les produits alimentaires de base et à démanteler les structures étatiques de production et de distribution de la nourriture et autres produits agricoles. Lorsque la crise financière à frappé, il n´existait plus de moyens concrets et financiers pour temporiser un tant soit peu ses effets. Les pertes d´emplois ont privé une partie de plus des populations de ses maigres revenus. Elles, qui réussissaient tant bien que mal à se nourrir, ne le pouvaient plus. En même temps l´augmentation du prix des éléments nécessaires à la production agricole contrôlée par les entreprises internationales, la baisse
constante du prix des produits d´exportation sur les marchés mondiaux [5] ont compromis profondément les capacités des paysans à se nourrir eux-mêmes. Pourtant on les avait fortement poussés à s´engager dans les productions d´exportation.

SUITES DE CES CRISES

La crise financière mondiale dans laquelle nous nous trouvons depuis plus d´un an a provoqué des réactions immédiates chez les détenteurs de capitaux du Nord. Ils ont perdu confiance dans les instruments des marchés financiers qui jusque là leur avaient permis de faire des profits maximaux. Ils se sont donc mis à la recherche de placements plus sûrs.

En même temps, des pays dépourvus de bonnes terres agricoles, ou ceux dont la population augmente au-delà de leurs propres capacités de production alimentaires et qui s´approvisionnent en ce moment sur les marchés d´importation, ont cherché des solutions pour assurer leur sécurité alimentaire. Les gouvernants de ces pays ne croient plus que les marchés puissent jouer ce rôle correctement et surtout à un prix qui leur soit acceptable. Ils ont décidé d´externaliser leur production pour s´en assurer le contrôle en se débarrassant des intermédiaires.

Le concept de sécurité alimentaire, élaboré par Via Campesina, ce regroupement international de petits agriculteurs qui luttent pour survivre en fournissant à leurs compatriotes une nourriture de qualité, a été détourné pour désigner des productions industrielles capables de satisfaire les besoins de certaines populations éloignées à un prix qui n´entraîne pas d´effets à la hausse sur les salaires.

Les gouvernements de plusieurs États, ( l´Arabie Saoudite, la Corée du Sud, la Chine, la Libye, l´Inde, le Japon et l´Égypte) [6] , se sont donc adressés à leur contrepartie en Afrique et en Amérique du Sud, principalement en Argentine et au Brésil, et dans certains pays de l´Europe de l´est, pour négocier des achats ou des locations à long terme de très grandes surfaces de terre à cultiver. « ... les gouvernements courtisés pour qu´ils accordent l´utilisation des terres agricoles de leurs pays accueillent généralement favorablement ces offres d´investissements étrangers d´un nouveau type ». [7]

Ce sont donc les gouvernements qui jouent les premiers rôles en dirigeant les opérations via les politiques publiques. Mais, les contrats ainsi négociés stipulent explicitement que ce sont les entreprises privées qui prendront le relais pour la mise en oeuvre et l´exploitation. Ce sont elles qui possèdent les capitaux et qui, en plus, cherchent des opportunités de placements plus sûrs. Ces compagnies sont très souvent des fonds d´investissement dans lesquels on trouve l´argent des fonds de pension des travailleurs-euses des pays anglo-saxons dont le Canada. Ces investisseurs n´ont aucune espèce d´expérience en agriculture et compte faire de l´argent avec le sol plus qu´avec la production. Même les pays qui possèdent des fonds propres, dits fonds autonomes ou patrimoniaux, cherchent de meilleurs placements pour cet argent. La Chine est de ceux-là avec son surplus de devises étrangères notamment américaines de même que les
pays du Golfe persique avec l´argent du pétrole. Ces transactions donnent aussi lieu à des collaborations interétatiques plutôt douteuses : « ...les États du Golfe soutiennent le régime de Kartoum, tout comme l´Inde soutient la dictature Birmane ». [8]

Les secteurs industriels de la production des semences, des machines agricoles, des pesticides et des OGM sont tous parties prenantes de cette opération. Il s´ouvre là, pour eux, un marché inespéré. Si la première révolution verte s´est faite grâce au soutien financier de la famille Rockefeller parce que la production d´engrais et de pesticides exigeait du pétrole dont elle contrôlait la production, aujourd´hui ce sont les entreprises semencières, dont celles d´OGM et leurs associées qui y trouvent un débouché plus que payant. Une partie des fonds de la Fondation Bill et Melinda Gates, est consacré au développement de variétés OGM en finançant des organisations et des entreprises qui travaillent sur cette problématique. Monsanto a bénéficié directement ou indirectement de ces largesses. [9]

Cette opération de redistribution des terres et ce bouleversement des règles du marché sont fortement encouragés par la Banque Mondiale et la Banque européenne pour le développement (BERD) qui se concentre sur les possibilités de l´Europe de l´Est. Des fonds sont investis pour conseiller activement les gouvernements dans la modification de leurs lois et règlements afin de faciliter l´accès des terres aux étrangers et d´accorder des incitations particulières aux entreprises.

Tout semble donc aller pour le mieux dans le meilleur des mondes, tous y trouvant leur compte en finale.

CONSÉQUENCES

Nous assistons là à une nouvelle variante du colonialisme. Des étrangers mettent la main sur des territoires immenses, [10] dépossédant ainsi les populations locales de leurs biens fonciers. Les gouvernements receveurs, adoptent toutes les lois et procèdent à tous les ajustements règlementaires pour assurer le passage des droits de propriétés et permettre l´exportation des denrées produites. Et voilà de petits producteurs agricoles transformés en ouvriers agricoles qui, souvent ne savent même pas que le fruit de leur travail ne demeurera pas au pays. Ils auront perdu leurs terres et la possibilité d´une production pour les besoins locaux. « C´est le fondement même sur lequel doit reposer la souveraineté alimentaire qui est tout simplement bradé ». [11] Ce fondement prévoit non seulement l´accès à la terre, à l´eau et aux ressources, mais aussi que les gens concernés ont le droit de connaître les politiques les
concernant et de décider de celles portant sur la production de la nourriture. [12]

Les acquéreurs des terres sont parties prenantes de l´agriculture industrielle intensive. Les contrats prévoient des fermes industrielles. Ils développent d´immenses entreprises agricoles où la plupart du temps ils procèdent à la monoculture, au détriment de la biodiversité et, qui plus est, avec des variétés organiquement modifiées (OGM) et avec usage d´engrais chimiques et force pesticides. Une partie des surfaces sert aussi aux cultures pour les biocarburants. Le jour ou ce placement ne conviendra plus à ces investisseurs, ils partiront laissant derrière eux des sols appauvris, vidés de leur matière fertile. Les locaux ne pourront plus rien en faire ou alors au prix d´efforts considérables.

CONCLUSION

Encore une fois, le sort des populations plus pauvres est mis à mal pour satisfaire celui des plus riches. Le Nord contre le Sud, la partie riche du Nord contre le Sud. Après avoir pratiquement retiré aux producteurs agricoles l´accès aux marchés qui étaient censé être leur porte de salut, on leur présente une autre machination qui va, au mieux les maintenir dans leur position injuste, au pire les enfoncer dans la pauvreté et qui est le déni de la démocratie la plus élémentaire, celle de pouvoir se nourrir de sa propre production.

Cette très nouvelle manoeuvre du capitalisme mondial est encore peu connue et les populations ont peu d´outils pour la voir venir et analyser ses impacts. Mais certains effets immédiats sont si évidents que des populations protestent dans plusieurs endroits du monde.

Elles ne se laissent pas arrêter dans leurs luttes pour une véritable réforme agraire et pour les droits des autochtones. Au Pakistan, l´opinion est alertée par des mouvements d´agriculteurs contre l´appropriation de terres par les Qataris qui forceraient le déplacement de 25,000 villages dans la province du Penjab. En Égypte, de petits paysans se sont battus becs et ongles pour récupérer 1,600 ha cédés au conglomérat agro-industriel japonais, Kobebussan. D´autres mouvements sont à venir, notamment en Indonésie.

La concordance des crises financières et alimentaires provoque donc une reprise de la colonisation sous une forme modifiée. Plus besoin d´occuper et gouverner la totalité d´un pays pour s´en approprier le bénéfice. Bénéfice qui servira surtout à augmenter la richesse des groupes humains déjà riches.

Même si certaines entreprises incluent dans leurs plans des programmes sociaux comme la construction d´écoles et d´hôpitaux, ou invoquent le développement d´infrastructures qui serviront à toute la population des pays concernés pour se dédouaner, il n´en reste pas moins que le modèle d´agriculture choisi ne vaut rien pour les populations locales ni dans l´immédiat ni dans l´avenir.

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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 14:01
C'est l'une des étapes qui précède la suppression de l'argent quand l'évolution des sciences et des techniques permettra la mise a disposition massive de biens à prix de revient nul.

 

Tous ensemble pour le "Revenu de vie". Signer l’appel et informez-vous.

http://appelpourlerevenudevie.org/


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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 10:24
http://bellaciao.org/fr/spip.php?article96394

lundi 4 janvier 2010 (13h19)
Le Capitalisme asiatique, notamment la Chine et la Corée du Sud sont en
concurrence avec les États-Unis pour le pouvoir mondial. L'Asie en tant que
puissance mondiale connaît une croissance économique dynamique, tandis que
les Etats-Unis poursuivent une stratégie militaire axée sur la construction
de l'Empire.
James Petras. Janvier 3, 2010
« One Day's Read », « Une lecture quotidienne- NdT), du « Financial Times ».
Même une lecture succinte d'un seul numéro du « Financial Times », (Décembre
28, 2009), illustre les diverses stratégies possibles vers l'édification d'un
empire. En première page, l'article principal sur les États-Unis analyse ses
conflits militaires expansionnistes et sa «Guerre contre le Terrorisme",
sous le titre "Obama exige un récapitulatif des exigences antiterroristes».
En revanche, on y trouve deux pages, et un article, sur la Chine, qui
décrivent le lancement par la Chine du train de voyageurs à longue distance
le plus rapide du monde et la décision de la Chine de maintenir sa monnaie
liée au dollar américain en tant que mécanisme visant à promouvoir un solide
secteur d'exportation. Si Obama focalise les intérêts américains sur un
quatrième front de combat (Le Yémen) dans la «Guerre contre le Terrorisme»,
(Après l'Irak, l'Afghanistan et le Pakistan), le « Financial Times »
rapporte à la même page qu'un consortium sud-coréen a remporté un contrat de
20,4 milliards de dollars pour développer des centrales nucléaires civiles
aux Emirats arabes unis, battant ainsi ses concurrents américains et
européens.
A la page deux du FT il y a un article plus long sur l'élaboration du
nouveau système ferroviaire chinois, mettant en évidence sa supériorité sur
les service ferroviaire des Etats-Unis : Le train ultramoderne chinois
pourra transporter des passagers entre deux grandes villes, (1.100
kilomètres), en moins de 3 heures, tandis que l'Express US d' « Amtrack »
met 3 heures et demie pour couvrir les 300 k séparant Boston et New York.
Alors que le système ferroviaire de transport de voyageurs américain se
détériore par manque d'investissement et d'entretien, la Chine a dépensé 17
milliards de dollars pour la construction de sa ligne Express. La Chine
envisage de construire 18.000 k. de voies nouvelles pour son système
ultramoderne, en 2012, tandis que les Etats-Unis ont dépensé un montant
équivalent au financement pour le «Surge » militaire en Afghanistan et au
Pakistan, ainsi que pour l'ouverture d'un nouveau front de guerre au Yémen.
La Chine construit un système de transport reliant les producteurs et les
marchés du travail des provinces de l'intérieur avec les centres de
fabrication et les ports sur la côte, alors qu'à la page 4, le « Financial
Times » décrit la façon dont les États-Unis sont soudés à leur politique de
confrontations de la "menace islamiste" avec leur «guerre contre le
terrorisme» infinie. De longues décennies de guerres et d'occupation des
pays musulmans ont détourné des centaines de milliards de dollars de fonds
publics vers une politique militariste, sans bénéfice pour les Etats-Unis,
tandis que la Chine modernise son économie civile. Alors que la Maison
Blanche et le Congrès subventionnent et flattent le militarisme colonial de
l'Etat d'Israël et ses capacités de ressources et de marché insignifiantes,
avec pour résultat de se mettre à dos 1,5 milliards de Musulmans, (Financial
Times - page 7), le produit intérieur brut de la Chine, (PIB,) a été
multiplié par 10 au cours des 26dernières années, (FT - page 9). Alors que
les États-Unis ont consacré plus de 1,4 milliards de dollars à Wall Street
et au Complexe militaro-industriel, en augmentant les déficits courants
budgétaires, et en doublant le chômage et la perpétuation de la récession,
(FT - page 12), le Gouvernement chinois a mis en place un plan de relance
dédié à sa fabrication nationale et aux secteurs de la construction,
induisant à une croissance de 8% dans le PIB, une réduction significative du
chômage et de "une relance économique en Asie, en Amérique latine, et en
Afrique,(Egalement à la page 12).
Alors que les États-Unis épuisaient leur temps, leurs ressources et leur
personnel dans des opérations électorales en faveur de leurs clients
corrompus en Afghanistan et en Irak, et en participant à des médiations
inutile entre leur intransigeant partenaire israélien et leur impuissante
victime palestinienne, le Gouvernement sud-coréen, soutenu un consortium
dirigé par le « Korea Electric Power Corporation » finalisait un contrat de
20,4 milliards de dollars sur le traitement l'énergie nucléaire, ouvrant la
voie à d'autres contrats de plusieurs milliards de dollars dans la région,
(FT - page 13).
Alors que les Etats-Unis dépensaient plus de 60 milliards de dollars dans
«la « Sécurité intérieure », en multipliant le nombre et la taille de ses
« Homeland' security agencies » dans la poursuite de potentiels
«terroristes», la Chine investissait 25 milliards de dollars afin de
"consolider ses relations commerciales énergétiques» avec la Russie, ( FT -
page 3).
Cette analyse et ces les articles et titres concernant une seule parution du
« Financial Times » reflètent une réalité plus profonde, celle qui illustre
un clivage majeure dans le Monde d'aujourd'hui. Les pays d'Asie, menée par
la Chine, ont atteint un statut de puissance mondiale sur la base de leurs
énormes investissements nationaux et étrangers dans le secteur
manufacturier, le transport, la technologie, l'exploitation minière, et le
traitement des minéraux. En revanche, les Etats-Unis sont devenus une
puissance mondiale en déclin avec une société qui se détériore, pur produit
de son appareil militaire et de son économie financière spéculative axée sur
l'Impérialisme militaire :
Washington courtise des clients militaires mineurs en Asie, tandis que la
Chine élargit ses accords d'investissement commerciaux avec les principaux
partenaires économiques : Russie, Japon, Corée du Sud et autres. Washington
obère l'économie nationale pour financer des guerres à l'étranger.
La Chine extraits des minéraux et des ressources énergétiques pour créer son
marché du travail intérieur dans la fabrication.
Les États-Unis investissent dans les technologies militaires pour cibler des
guérillas locales qui combattent les régimes clients des États-Unis, la
Chine investit dans la technologie civile et les exportations compétitives.
La Chine commence à restructurer son économie vers le développement
intérieur du pays et attribue de plus en plus de dépenses sociales afin de
remédier à ses graves déséquilibres et les inégalités, alors que les
Etats-Unis consacrent leurs ressources aux sauvetages et au renforcement du
secteur financier parasitaire, qui a dépouillé les industries (Actifs
toxiques via les fusions et acquisitions) et investit dans des objectifs
financiers sans impact sur l'emploi, la productivité ou la compétitivité.
Les États-Unis multiplient les guerres et les la mise en place de troupes au
Moyen-Orient, en Asie du Sud, dans la Corne de l'Afrique et les Caraïbes, la
Chine fournit des investissements et des prêts pour plus de 25 milliards de
dollars pour construire des infrastructures, pour l'extraction minière, la
production d'énergie, et les usines d'assemblage en Afrique.
La Chine signe des accords d'investissement et de le commerce pour plusieurs
milliards de dollars avec l'Iran, le Venezuela, le Brésil, l'Argentine, le
Chili, le Pérou et la Bolivie, pour sécuriser son accès stratégique à l'énergie,
les ressources minérales et agricoles ; Washington dépense 6 milliards de
dollars en aide militaire à la Colombie, sécurise sept bases militaires du
président Uribe (Pour menacer le Venezuela), soutient un coup d'état
militaire au minuscule Honduras et accuse le Brésil et la Bolivie qui
diversifient leurs liens économiques avec l'Iran.
La Chine augmente ses relations économiques avec les économies dynamiques d'Amérique
latine, intégrant ainsi plus de 80% de la population du continent, les
États-Unis en partenariat avec l'État failli du Mexique, qui a la plus
mauvaise performance économique de l'Hémisphère, et où de puissants Cartels
de la drogue contrôlent de vastes régions et noyautent profondément l'appareil
d'Etat.
Conclusion.
La Chine n'est pas un pays capitaliste exceptionnel. Sous le capitalisme
chinois, le Travail est exploité, les inégalités d'accès aux richesses et
aux services sont généralisées ; les paysans et agriculteurs sont déplacées
par des projets de méga barrage et des entreprises chinoises extraient sans
complexes des minéraux et autres ressources naturelles dans le Tiers Monde.
Cependant, la Chine a créé des dizaines de millions d'emplois
manufacturiers, ont réduit la pauvreté plus rapidement, pour bien plus de
personnes dans le plus court laps de temps dans l'Histoire. Ses banques
financent principalement la Production. La Chine ne bombarde pas, n'envahit
pas, ne ravage pas d'autres pays. En revanche, le Capitalisme américain est
lié à une monstrueuse machine militaire mondiale qui draine l'Economie
nationale et abaisse la Norme nationale de vie afin de financer ses guerres
interminables à l'Etranger. Finances, immobilier et Capital commercial sont
sapé le Secteur manufacturier, en créant leurs bénéfices de la spéculation
et des importations bon marché.
La Chine investit dans les pays riches en pétrole, les Américains les
attaquent. La Chine vend des assiettes et des bols pour les fêtes de mariage
afghan ; les drones US les bombardent. La Chine investit dans les industries
d'extraction, mais, contrairement aux colonialistes européens, elle
construit des chemins de fer, ports, aérodromes et fournit du crédit
facilement. La Chine ne finance pas et n'arme pas les guerres ethniques et
les Révolutions colorées comme le fait la CIA américaine. La Chine
autofinance sa propre croissance, son commerce et son système de transport ;
les États-Unis surfent sur une dette de plusieurs milliards de dollars pour
financer leurs guerres sans fin, renflouer leurs banques de Wall-Street et
pour soutenir d'autres secteurs non productifs tandis que des millions de
gens sont au chômage.
La Chine va se développer et exercer ses capacités par le Marché, les
États-Unis s'engagent dans des guerres sans fin sur la voie de la faillite
et la pourriture interne. La croissance diversifiée de la Chine est liée à
des partenaires dynamiques économiques ; le Militarisme américain s'est liée
aux Narco-Etats, aux régimes des Seigneurs de guerre, aux Dictateurs des
républiques bananières et à Israël, le pire exemple de régime colonial
raciste.
La Chine attire les consommateurs du monde entier. Les guerres globales des
États-Unis provoquent le Terrorisme ici et à l'étranger. La Chine peut
rencontrer des crises sociales et des révoltes populaires, mais elle a les
ressources économiques pour les apaiser. Les États-Unis sont en crise et
commencent à faire face des révoltes intérieure, mais ils ont épuisé leur
crédit et leurs usines sont toutes à l'étranger et leurs bases d'outre-mer
et leurs installations militaires sont des passifs, et non actifs. Il n' y a
pas assez d'usines aux États-Unis pour réembaucher les travailleurs
désespérés : Un bouleversement social pourrait voir les travailleurs
américains se réapproprier les coquilles vides de leurs anciennes usines.
Pour redevenir un état «normal», nous devons tout recommencer : Fermer
toutes les banques d'investissement et les bases militaires à l'étranger et
revenir à l'Amérique. Nous devons recommencer le longue marche vers la
reconstruction de l'industrie au service de nos besoins intérieurs, à vivre
au sein de notre propre environnement naturel et abandonner la construction
de l'Empire en faveur de la construction d'une République socialiste
démocratique.
Quand allons-nous vraiment analyser le « Financial Times » ou tout autre
quotidien, et tirer les conclusions qui s'imposent au sujet de notre propre
ligne ferroviaire à grande vitesse transportant des passagers américains de
New York à Boston en moins d'une heure ? Quand relanceront-nous nos propres
usines d'approvisionnement de nos propres unités de commercialisation ?
Quand allons-nous construire des éoliennes, solaires ou océanique et des
générateurs d'énergie ? Quand allons-nous abandonner nos bases militaires et
abandonner les Chefs de guerre du monde, les trafiquants de drogue et les
terroristes face à la justice de leur propre peuple ?
Serons-nous jamais lus à ce sujet dans le « Financial Times » ?
En Chine, tout a commencé par une révolution ...
James Petras est l'auteur de plus de 62 livres publiés en 29 langues, et
plus de 600 articles dans des revues professionnelles, notamment l' «
American Sociological Review », « British Journal of Sociology », « Social
Research », et le« Journal of Peasant Studies ». Il a publié plus de 2000
articles dans des revues non professionnelles telles que le « New York
Times », « The Guardian », « The Nation », « Christian Science Monito »r,
« Foreign Polic »y, « New Left Review », « Partisan Review », « Les Temps
Modernes », « Le Monde Diplomatique », et ses commentaires sont largement
diffusés sur Internet. James Petras est un ancien professeur de sociologie à
l'Université de Binghamton, New York, et a cinquante ans d'adhésion à la
lutte des classes, l'auteur est conseiller pour les paysans sans terre et
sans emploi au Brésil et en Argentine et est co - auteur de « Mondialisation
Unmasked », (Zed Books ), et Zionism, Militarism and the Decline of U.S.
Power (Clarity Press, 2008. Sa dernière ouvre est « Global Depression and
regional wars : the United States, Latin America and the Middle East »,
(Clarity Press, September 2009). Il peut être contacté à l'adresse :
jpetras@binghamton.edu.
http://alethonews.wordpress.com/201...
Traduct Gilong.
G.L.


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