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  • : Le blog de Françoise
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  • : Ma nation, c'est l'infini. Aller au-delà des frontières, terrestres, planétaires, galactiques, ethniques, culturelles, génétiques, sexuelles et autres, c'est le début de la liberté et de l'amour universel. My nation is the Infinite. To go beyond terrestrial, planetary, galactical, ethnic, genetic, sexual and others frontiers. This is the beginning of freedom and universal love.
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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 14:52
RAEL MAITREYA : MESSAGE SPECIAL POUR L’AFRIQUE (Kama) et ses habitants
Vive l'Afrique !
Vive votre véritable indépendance !
Ne payez plus l'impôt colonial !
Ayez votre monnaie à vous!
Utilisez votre langue à vous, vos religions àvous!
Et les ELOHIM retrouveront le sourire.
 
 

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 08:25
 Au Burkina Faso,  KAMALPHA un Centre pour Femmes et filles

https://www.facebook.com/groups/kamalpha/

Depuis que le Centre d’Alphabétisation est ouvert, les femmes et les filles viennent travailler aux ordinateurs, faire des jeux de logique, de la calligraphie, lire ou bien regarder des vidéos, mais elles n’avaient pas d’endroit pour se rencontrer et discuter.


Pour être encore plus proactif, Kamalpha a ouvert un Centre pour Femmes et filles afin qu’elles puissent échanger entre elles. Il a pour vocation de promouvoir la condition féminine, d’aider les femmes et les filles à s’aider « elles-mêmes » en brisant le silence sur certains sujets tabous tout en améliorant leurs conditions de vie. Pour l’instant, ce centre se situe un peu en retrait dans la cour intérieure du Centre d’Alphabétisation. Ce centre est un lieu d’appartenance, un lieu de rencontre, d'information et d'entraide. Un lieu d’éducation, de réflexion et d’action dont le but est de promouvoir l’accès à l’autonomie et aux rapports égalitaires par la prise en charge individuelle et collective.


Les Africaines apprendront à le faire fonctionner à leur façon, en répondant à leurs besoins et leurs aspirations. Kamalpha s’occupe de fournir le matériel vidéo, les livres et les documents, sur les sujets qui les préoccupent tout en restant à l’écart des rencontres; leur donnant ainsi toute l’intimité qu’elles ont besoin pour discuter entre elles. Il arrive qu’après une rencontre, on fasse un petit retour avec les assistantes, afin de s’assurer de leurs besoins et revoir avec elles la façon dont elles diffusent l’information tout en leur laissant élaborer elles-mêmes leur propre modèle de fonctionnement avec les femmes et les filles. À l’occasion des spécialistes seront invitées à ajouter et préciser certaines notions.


Nos constats nous démontrent que les femmes et les filles ne connaissent pas les réalités biologiques du
corps humain autant celui de la femme que celui de l’homme. Par conséquent, nous avons développé des fascicules en français et en djoula, ainsi que téléchargé des vidéos, des diaporamas et des documents en matière d’alimentation, de santé, d’hygiène, de sensualité et de sexualité, toujours dans le but d’élargir leurs connaissances et de les informer davantage. Dans le même sens, nous avons ajouté de courtes vidéos sur la « Charte des Droits de l’Homme », que nous avons humblement renommé la « Charte des Droits de la Personne » car, les Africaines n’ont pas conscience qu’en français le mot « Homme », lorsqu’il est utilisé dans son sens le plus large, englobe l’homme, la femme et les enfants. La majorité croyait que ce sont les droits pour les hommes seulement. Tous éléments servent de base aux discussions.

Par exemple, ici au Burkina Faso, l’excision est encore très présente malgré la loi qui a été passée en février 1997. Une chose certaine pour Kamalpha, en tant qu’organisme centré sur les filles, nous ferons tout pour soutenir au maximum la lutte contre l’excision.
Nous jugeons que l'éducation sexuelle est une dimension indispensable à l'éducation. On ne peut oublier que les féministes des années 70 au Québec ont considéré l'éducation sexuelle comme le fondement même de la libération des femmes.

Il nous fallait une personne native du Burkina Faso pour prendre en charge le Centre des Femmes et filles Kamalpha. Une personne déterminée et bienfaisante pour mener à bien la mission qu’on lui dédie.
Mlle Djénèba Soulama, 23 ans a accepté cette fonction. Elle démontre beaucoup de professionnalisme dans son approche. Elle offre un accueil chaleureux, empreint de respect et de dignité.
« Personnellement, je suis fière de ce que je suis en train d’entreprendre. Je veux sensibiliser et mobiliser mes camarades et mes sœurs, car je suis une révolutionnaire moi ! »

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 15:40


Une association à but non lucratif, apolitique et laïque.

Les objectifs de Kamalpha sont de contribuer à augmenter le taux d’alphabétisation des femmes en Afrique afin de diminuer les inégalités sexuelles de façon à ce que les femmes puissent non seulement bénéficier du plaisir de pouvoir lire un texte inspirant ou de simplement écrire pour les besoins quotidiens, mais qu'elles puissent aussi participer davantage au développement du peuple africain.

Pour y parvenir, Kamalpha utilisera des méthodes éducatives à la fine pointe de la technologie abandonnant de ce fait le tableau et la craie pour doter chaque étudiante d’un ordinateur. L'utilisation des technologies aussi avancées que celles des pays « développés » permettra une diffusion de l'instruction élargie à un plus grand nombre de femmes tout en s’adaptant aux rythmes et besoins individuels.

Les fondateurs de Kamalpha souhaitent voir des Africaines prendre le contrôle total de ce premier Centre d'Alphabétisation par Ordinateur en moins de 5 ans. La poursuite de la mission se trouvera alors dans d'autres pays de l'Afrique de l'Ouest, comme en Côte d’Ivoire et au Sénégal où Kamalpha est déjà attendu.

Kamalpha se veut une organisation participative se fixant aussi pour but de regrouper et de permettre à toutes personnes désirant collaborer à aider au développement de l'Afrique de pouvoir accomplir des actions qui ont une portée significative dans l’objectif principal d’alphabétiser les femmes du continent africain, et ce, « même si ces actions sont faites de loin et même de très loin ». Nous partons avec l’idée que « tout est possible… » lorsque l’objectif visé est plus grand que nous.

Aujourd'hui, grâce à l'Internet et aux ordinateurs, nous pouvons intégrer dans nos solutions informatiques et autres les travaux impressionnants qu’ont élaborés différentes personnes à travers la planète, et je cite en exemple le site de L'Académie Khan développé par M. Salman Khan, qui nous permet d’intégrer dans nos logiciels toute la partie « mathématiques » de son développement et faire en sorte que toutes les femmes d’Afrique puissent en bénéficier.

http://www.kamalpha.org/

Pour nous joindre: centrekamalpha@gmail.com

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 17:02

 

Voici le nouveau livre de Kayemb Uriël Nawej.

 
 
Il est grand temps pour l'Afrique de reconstruire son identité propre, de retrouver ses racines profondes, qui ne sont pas compatibles avec l'individualisme du modèle sociopolitique occidental. Non seulement cet ouvrage plaide pour un athéisme politique face au leurre de la démocratie occidentale, en rejetant ce modèle insensé et non applicable à l'Afrique; il fait aussi des propositions originales et uniques pour que l'Afrique aboutisse à une formule de gouvernance moderne du type africain, réellement adaptée à la culture et aux mentalités africaines. Cet ouvrage a tout le potentiel pour déclencher une réelle réforme politique en Afrique, en remettant l'ethnie à sa juste place... car une ethnie, c'est une Nation!
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livre-d-Uriel---Les-nations-unies-ethniques-d-Afrique.png
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12 janvier 2012 4 12 /01 /janvier /2012 09:34

 


Bernard Lugan est l'auteur du livre "Décolonisez" paru début novembre 66 aH (2011).

Ci-dessous, le texte de l'interview, extrait de son site officiel.


Après un véritable psychodrame, la direction d’I-Télé a censuré un entretien que Robert Ménard avait enregistré avec l’africaniste Bernard Lugan dans le cadre de son émission quotidienne « Ménard sans interdit ». Bernard Lugan avait été invité pour présenter son essai « Décolonisez l’Afrique » qui vient de paraître chez Ellipses.
 
Cette décision relève de la censure et de l’atteinte à la liberté d’expression dont se réclament pourtant les journalistes. Une telle mesure montre que ceux qui se permettent de donner des leçons de démocratie, de tolérance et de « droits de l’homme » au monde entier ne supportent pas le parler vrai.

Quelle était donc la teneur des propos « scandaleux » tenus par Bernard Lugan ? Robert Ménard, avait posé à ce dernier quatre grandes questions :

1) Dans votre livre vous écrivez que les Africains ne sont pas des « Européens pauvres à la peau noire » ; selon vous, c’est pourquoi toutes les tentatives de développement ont échoué en Afrique ?

Le refus de reconnaître les différences entre les hommes fait que nous avons imposé à l’Afrique des modèles qui ne lui sont pas adaptés. Nous l’avons fait avec arrogance, comme des jardiniers fous voulant greffer des prunes sur un palmier et noyant ensuite le porte-greffe sous les engrais. C’est ainsi que depuis 1960, 1000 milliards de dollars d’aides ont été déversés sur l’Afrique, en vain. De plus, nous avons voulu européaniser les Africains, ce qui est un génocide culturel. De quel droit pouvons-nous en effet ordonner à ces derniers de cesser d’être ce qu’ils sont pour les sommer d’adopter nos impératifs moraux et comportementaux ? L’ethno-différentialiste que je suis refuse cette approche relevant du plus insupportable suprématisme. Contre Léon Blum qui déclarait qu’il était du devoir des « races supérieures » d’imposer la civilisation aux autres races, je dis avec Lyautey qu’il s’agit de pure folie car les Africains ne sont pas inférieurs puisqu’ils sont « autres ».

2) Dans votre livre vous proposez de supprimer l’aide.

Oui, car l’aide, en plus d’être inutile, infantilise l’Afrique en lui interdisant de se prendre en main, de se responsabiliser. Dans la décennie 1950-1960, les Africains mangeaient à leur faim et connaissaient la paix tandis que l’Asie subissait de terribles conflits et d’affreuses famines. Un demi siècle plus tard, sans avoir été aidées, la Chine et l’Inde sont devenues des « dragons » parce qu’elles ont décidé de ne compter que sur leurs propres forces, en un mot, de se prendre en charge. Au même moment, le couple sado-masochiste composé de la repentance européenne et de la victimisation africaine a enfanté d’une Afrique immobile attribuant tous ses maux à la colonisation.

3) Vous dénoncez l’ingérence humanitaire que vous définissez comme un hypocrite impérialisme et une forme moderne de la « guerre juste », mais n’était-il pas nécessaire d’intervenir en Libye pour y sauver les populations ?

Parlons-en. Nous sommes en principe intervenus pour « sauver » les populations civiles de Benghazi d’un massacre « annoncé ». En réalité, nous avons volé au secours de fondamentalistes islamistes, frères de ceux que nous combattons en Afghanistan. Cherchez la logique ! Violant le mandat de l’ONU et nous immisçant dans une guerre civile qui ne nous concernait pas, nous nous sommes ensuite lancés dans une entreprise de renversement du régime libyen, puis dans une véritable chasse à l’homme contre ses dirigeants. Or, le point de départ de notre intervention reposait sur un montage et nous le savons maintenant. Que pouvaient en effet faire quelques chars rouillés contre des combattants retranchés dans la ville de Benghazi ? On nous a déjà « fait le coup » avec les cadavres de Timisoara en Roumanie, avec les « couveuses » du Koweït ou encore avec les « armes de destruction massive » en Irak. A chaque fois, la presse est tombée dans le panneau, par complicité, par bêtise ou par suivisme.

Mais allons plus loin et oublions un moment les incontournables et fumeux « droits de l’homme » pour enfin songer à nos intérêts nationaux et européens, ce qui devrait tout de même être la démarche primordiale de nos gouvernants. Nos intérêts étaient-ils donc menacés en Libye pour que nos dirigeants aient pris la décision d’y intervenir ? Etaient-ils dans le maintien au pouvoir d’un satrape certes peu recommandable mais qui, du moins, contrôlait pour notre plus grand profit 1900 kilomètres de littoral faisant face au ventre mou de l’Europe ? Nos intérêts étaient-ils au contraire dans la déstabilisation de la Libye puis son partage en autant de territoires tribaux livrés aux milices islamistes ? Sans parler des conséquences de notre calamiteux interventionnisme dans toute la zone sahélienne où, désormais, nos intérêts vitaux sont effectivement menacés, notamment au Niger, pays qui fournit l’essentiel de l’uranium sans lequel nos centrales nucléaires ne peuvent fonctionner…

4) Votre conception du monde n’a-t-elle pas une influence sur vos analyses et prises de positions ?

J’ai une conception aristocratique de la vie, je dis aristocratique et non élitiste, la différence est de taille, et alors ? Depuis 1972, soit tout de même 40 ans, je parcours toutes les Afriques, et cela du nord au sud et de l’est à l’ouest, ce qui me donne une expérience de terrain unique dans le monde africaniste ; c’est d’ailleurs pourquoi mes analyses ont du poids. Dès le mois de décembre 2010, dans ma revue, l’Afrique Réelle, j’ai annoncé ce qui allait se passer en Egypte trois mois plus tard. De même, dès le début, j’ai expliqué que le « printemps arabe » n’était qu’un mirage, un miroir aux alouettes autour duquel tournaient les butors de la sous-culture journalistique cependant que, méthodiquement et dans l’ombre, les Frères musulmans préparaient la construction du califat supranational qui est leur but ultime.

Voilà les propos que les téléspectateurs d’I-Télé n’ont pas eu le droit d’entendre.

Comment riposter à cette censure ?
1) En rejoignant les centaines de milliers d’internautes qui ont visité le blog officiel de Bernard Lugan : www.bernard-lugan.com
2) En s’abonnant à la revue mensuelle par PDF L’Afrique Réelle, la seule publication africaniste libre.
3) En achetant « Décolonisez l’Afrique » (Ellipses, novembre 2011).
4) En faisant savoir autour de vous que dans la « Patrie des droits de l’homme », un directeur de chaîne de télévision peut impunément censurer un universitaire auteur de plusieurs dizaines de livres consacrés à l’Afrique, conférencier international et expert de l’ONU. 

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7 avril 2011 4 07 /04 /avril /2011 10:40


Plusieurs pays, comme la Russie, le Brésil, la Chine ou le Mexique soutiennent Laurent Gbagbo, alors que les Etats-Unis ou la France demandent son départ. A Abidjan, le président sortant n’a pas l’intention de céder sa place. Or, ce sont les intérêts économiques français, dont ceux du groupe Bolloré en première ligne, qui sont menacés. Philippe Evanno est chercheur à la Sorbonne, directeur de l’Institut de Prospective Africaine et il connait parfaitement l’Afrique. Il a notamment été formé par Jacques Foccart et a collaboré avec lui jusqu’au décès de ce dernier. Il était l’invité de Yannick Urrien mercredi 8 décembre dans le magazine de 8h10.

 

Cliquez ici pour écouter l'entretien avec Philippe Evanno 

http://www.togoforum.com/Ap/Audios/philippeEvano.mp3

 

D’abord, Philippe Evanno souligne que cette affaire traduit «une opposition entre l'ONU et une nation. Plus généralement, on peut se demander si nous ne sommes pas en train d'assister à un renversement de situation concernant la gestion des dossiers africains et leur domination actuelle par les organisations internationales contrôlées par les États-Unis».

 

En réalité, «cette crise a eu pour mérite de manifester au grand jour le fait que les organisations africaines étaient sous contrôle américain. Aujourd'hui, c'est la place et la domination des États-Unis sur le continent africain qui sont en jeu. La divulgation des notes diplomatiques américaines par Wikileaks et leur analyse permettent de démontrer que les Américains étaient très heureux de l'effacement français, puisque cela leur laisse le champ libre sur la totalité du continent».

 

Selon Philippe Evanno, «le bouclage de cette domination se joue sur la présidentielle ivoirienne, puisque c'est sur cette présidentielle que l'on joue l’annulation pure et simple de la souveraineté des Etats africains». Alors, pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il adopté la position américaine ? Réponse de l’expert : «Je crois que c'est tout simplement la sienne. Nous avons, pour la première fois sous la Vème République, un président de la République qui est totalement acquis aux objectifs américains et cela revient à faire de la France un pays supplétif des États-Unis, notamment en Afrique.

Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas avoir des accords avec les Américains : c'était le cas à l'époque du général De Gaulle lorsqu'il y a eu un accord de partage de responsabilités, la France étant chargée de la lutte contre le bloc soviétique dans ses anciennes colonies. Cela a très bien fonctionné pendant plusieurs dizaines d'années, jusqu'à la chute du mur de Berlin. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation totalement différente. Nous sommes dans la situation où, après la chute du mur de Berlin, on a cru qu'il n’y avait qu'une seule grande puissance. Or, depuis la dernière réunion du G20 en Corée du Sud, on se rend compte que l'on assiste à l'émergence d'une deuxième superpuissance et à une nouvelle forme de confrontation où la Chine et ses alliés, notamment la Russie, ce qui est aussi une nouveauté, cherchent à prendre pied sur le continent africain».

 

 

La responsabilité de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin.
Pour Philippe Evanno, «cette crise ivoirienne est directement liée à l’incapacité de Jacques Chirac à comprendre l'Afrique et à réagir correctement sur les dossiers africains. N'oublions pas que le coup d'Etat de décembre 1999 pouvait être enrayé en appliquant simplement les accords de défense avec la Côte d'Ivoire. Il suffisait de faire sortir une patrouille du 43e BIMA, basé à Port-Bouët. Les mutins, qui étaient des braves garçons dont les soldes n'avaient pas été payées et qui étaient manipulés pour faire tomber Bédié, seraient tout simplement rentrés dans leur caserne». Or, explique Philippe Evanno, «Jacques Chirac n'a pas eu le courage d'appliquer les accords de défense et cette seule absence de décision a détruit la totalité de la présence française en Afrique.

 

À partir de cet instant, tous les chefs d'état africains disposant d'accords de défense avec la France ont su que la parole de la France ne valait plus rien». Après le coup d'état de 1999, les autorités françaises, avec Alassane Ouattara, ont organisé le partage du pays en deux : «C'est Dominique de Villepin qui est à l'origine de cette partition. En pleine paix, on a coupé un pays en deux pour des intérêts assez difficiles à expliquer. On a imposé à la Côte d'Ivoire une succession d'accords internationaux qui ont cherché à limiter sa souveraineté, notamment une commission électorale dite indépendante, qui est constituée quasi exclusivement d'opposants au pouvoir en place».

 

Alors, Laurent Gbagbo est-il fondé à contester le résultat de cette élection présidentielle ? Philippe Evanno rappelle qu’au second tour, «Laurent Gbagbo n'avait que deux représentants sur une douzaine de commissaires centraux ! Cette commission avait trois jours pour rendre sa décision. La commission électorale s'est retrouvée dans l'incapacité de proclamer les résultats et la Constitution ivoirienne prévoyait qu'à ce moment-là, le rôle de proclamer les résultats revenait au Conseil constitutionnel. Il y a donc eu l'organisation d'une conférence de presse à l'Hôtel du Golf, le siège de campagne d’Alassane Ouattara, avec l'ex-président de la commission électorale, pour annoncer des résultats non certifiés et qui ont été évidemment inversés par le Conseil constitutionnel».

 

Ainsi, «cette commission indépendante ne l'était pas réellement, puisque composée essentiellement d'adversaires à Laurent Gbagbo. Mais cela ne veut pas dire que cette commission n'ait pas fait un très gros travail. L'ONU a été incapable de respecter ses engagements et d'assurer le désarmement des forces de la rébellion au nord. L'élection a eu lieu sous le contrôle des forces armées de la rébellion. Ce sont des seigneurs de la guerre, qui détournent les taxes et les impôts à leur profit, qui ont pris le contrôle du diamant et de différents minerais et contrôlent une partie du commerce du cacao.

 

Cette rébellion au nord est une organisation politique, économique et militaire et elle est restée en place alors que différentes résolutions de l'ONU et différents accords internationaux prévoyaient que l'élection ne pourrait pas avoir lieu tant que le désarmement ne serait pas effectif». Dans ce contexte, il faut bien comprendre, souligne Philippe Evanno, que l’on a organisé des élections «dans un pays dont une partie du territoire était aux mains de milices armées».

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16 septembre 2010 4 16 /09 /septembre /2010 08:50

jeudi 16 septembre 2010
 

La star ivoirienne du reggae, Tiken Jah Fakoly, venu organiser un concert "pour la paix" à Conakry mercredi, a invité les deux candidats en lice pour le second tour de la présidentielle en Guinée à "se serrer la main" publiquement pour montrer qu'avant tout, ils sont "des frères".

 

Le chanteur, très engagé politiquement, devait jouer mercredi sur l'esplanade du Palais du peuple à Conakry, avec d'autres musiciens ouest-africains. Mais il a finalement décidé que le concert serait repoussé, alors que le second tour de la présidentielle en Guinée a été reporté à une date qui reste à déterminer.

 

"D'habitude, les artistes font les concerts après les élections, après les guerres ou après que les populations se soient tapé dessus. On a essayé d'anticiper en faisant ce concert et en invitant les deux candidats à venir se serrer la main devant le peuple guinéen", a-t-il dit dans un entretien accordé mercredi matin à l'AFP.

 

Il a souhaité que les deux rivaux - l'ex-Premier ministre Cellou Dalein Diallo et l'opposant historique Alpha Condé - montrent aux électeurs "que la bataille qu'il se livrent est une bataille pour le fauteuil présidentiel mais qu'après tout, ils sont des frères".

 

"La jeunesse africaine ne doit plus s'asseoir et assister à l'écriture de l'histoire du continent africain", a par ailleurs lancé le chanteur.

 

Après les violences électorales qui ont fait un mort et 50 blessés durant le week-end dans la banlieue de Conakry, Tiken Jah Facoly a souhaité que la jeunesse guinéenne évite "de tomber dans le piège des hommes politiques, comme l'a fait la jeunesse ivoirienne".

 

La jeunesse ivoirienne, a-t-il insisté, "est tombée dans un jeu politique qui lui a faire un bond de vingt ans en arrière. Il n'y a que des regrets parce que les hommes politiques vont continuer à +manger+ et la jeunesse va continuer à souffrir", a-t-il affirmé.

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 15:39



http://www.afrik.com/article20720.html

Ron Mutebi a reçu une bourse américaine pour réaliser son projet
DIMANCHE 12 SEPTEMBRE 2010 / PAR PHILLIP KURATA

Un entrepreneur Chicagoan d'origine ougandaise, Ron Mutebi, a utilisé la
première partie du prix de 100 000 dollars, qu'il a remporté en janvier au
concours de l' « African Diaspora Markeplace », pour commencer la production
et la distribution dans son pays natal de fours fonctionnant a l'énergie
solaire.


Ron Mutebi a remporté un prix de 100 000 $ lors d'une compétition organisée
à Washington en janvier par l'« African Diaspora Marketplace ». Le concours,
parrainé par la Western Union et l'agence américaine pour le développement
international (USAID), distribuait à 14 lauréats des prix allant de 50 000 à
100 000 $. Tous sont des Africains résidant aux Etats-Unis qui ont le projet
d'établir ou de développer des entreprises dans leur pays d'origine avec des
partenaires locaux.


Après un premier versement de gains à hauteur de 60 000 dollars par la
Western Union en mai, Ron Mutebi a commencé à expédier de Chicago les
composants et les outils nécessaires à l'assemblage de 365 fours solaires.
La livraison est prévue pour arriver en Ouganda en octobre. En novembre, l'entrepreneur
ira en Ouganda pour superviser la construction d'une usine d'assemblage et
aider à la formation du personnel afin de produire et de distribuer les
cuisinières, fabriquées par Sun Ovens International dans l'Illinois. Selon
Ron Mutebi, les fours devraient apparaitre sur les marchés ougandais en
Janvier 2011 et devraient couter 170$ l'unité.


Après l'acquisition de fours solaires, les villageois n'auront plus à
dépenser leurs maigres revenus pour acheter du bois ou du charbon. C'est l'utilisation
de ces principales sources de combustible qui a largement contribué à la
déforestation massive en Ouganda.
Ron Mutebi organisera une deuxième expédition de pièces en novembre, lorsqu'il
recevra les 40 000$ restants.
L'homme d'affaires basé à Chicago a déclaré que les entreprises ougandaises
pourraient fournir des composants fabriqués localement au cours des deux
prochaines années. Il prévoit que le coût des fours devrait baisser pour
atteindre 100 $. Une baisse de 41% du prix initial, qui reste encore une
somme importante pour de nombreux Ougandais, dont le revenu par habitant est
de 1.200 $ par an.


« Les fours vont arrêter la déforestation »


Ron Mutebi indique qu'il est à la recherche de moyens pour permettre aux
acheteurs de payer en plusieurs fois sans passer par un prêt car les banques
ougandaises pratiquent des taux d'intérêt très élevés - environ 24%.


L'homme d'affaire ougandais se penche également sur des méthodes non
monétaires pour permettre aux villageois d'acheter un four. Par exemple, il
proposera aux agriculteurs ougandais de planter des arbres fruitiers sur
leurs terres en échange de fours. Les arbres seraient alors la propriété de
M. Mutebi. Les fermiers et leurs familles seraient libres de consommer le
fruit, mais le Chicagoan aurait le droit de récolter et de vendre le
surplus. De cette façon, dit-il, « les fours vont non seulement arrêter la
déforestation, mais aussi aider à promouvoir la plantation de nouveaux
arbres. Les agriculteurs ont un intérêt économique à le faire ».


Après avoir remporté le prix, Ron Mutebi a parlé à maintes reprises de l'entrepreneuriat
en Afrique. Il était d'ailleurs présent en août au Forum du président Obama
avec les jeunes leaders africains.


« Je suis heureux d'avoir l'occasion de réaliser ce projet. Je peux aider à
réduire la pauvreté, combattre le réchauffement climatique et réaliser un
profit en même temps »

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 11:00


Pour information
Tiken JAH FAKOLY a été nommé Guide Honoraire en 2007 par le prophète RAEL, pour sa chanson « Non à l'excision », et son engagement en faveur de l'unité de l'Afrique ainsi que pour son appel à la paix et au pardon".  

 

Qu'est-ce qu'un Guide Honoraire ? Le titre de Guide Honoraire est décerné par Raël aux personnes qui par leurs actions ou prises de positions font évoluer positivement l'humanité. Ces personnalités ont souvent été nommées pour leur positionnement politique ou religieux anti-conformiste, permettant au public de connaître un autre point de vue que le "politiquement et religieusement correct" qui est entretenu par la masse médiatique.  

 

Pour connaitre la longue liste des Guides Honoraires nommés depuis l'année 1992, vous pouvez allez sur le site http://www.miege.net/Guides_Honoraires.html

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13 juin 2010 7 13 /06 /juin /2010 15:22


http://www.lefaso.net/spip.php?article37063&rubrique4

Les pays de l’Afrique francophone, qui, pour la plupart, fêtent cette
année les 50 ans de leur indépendance, ne sont pas réellement
affranchis. C’est du moins ce que soutient la star ivoirienne du
reggae, Tiken Jah Fakoly. « Afin d’obtenir une indépendance réelle
pour les Etats africains, il va falloir que les jeunes se décident à
prendre leur destin en main », préconise-t-il dans son prochain album
qui sortira en septembre 2010. Dans l’interview qu’il a accordée à
Fasozine.com, l’artiste évoque son futur projet musical et explique
aussi qu’il compte organiser une marche de l’Afrique l’année prochaine
en France, pour « montrer à la population française comment l’Afrique
est exploitée. »

Fasozine.com : Vous préparez votre prochain album. Pouvez-vous nous en
dire un mot ?

Tiken Jah Fakoly : Mon prochain album aura pour titre « African
Revolution ». Il sortira le 20 septembre 2010 en Afrique et le 27
septembre en France. Il parle des Africains et appelle la jeunesse à
se réveiller. Car c’est seulement quand les jeunes se réveilleront que
l’Afrique aura une vraie indépendance et amorcera son développement.
Je parle également du cinquantenaire des indépendances des pays
africains.

Et quel regard portez-vous sur ces commémorations en grande pompe des
50 ans des indépendances en Afrique ?

Nous n’avons pas à fêter parce que nous ne sommes pas libres. Les
sommets Afrique-France et le choix des présidents africains par les
Occidentaux démontrent bien que nous ne sommes pas indépendants
économiquement et politiquement. Le constat est clair, celui qui n’a
pas d’attaches au sein du milieu politique français ne peut pas
devenir président en Afrique francophone. Et nous devons chercher à
arracher l’indépendance parce que les Européens nous ont donné une
copie des indépendances. Il revient à notre génération de nous battre
pour obtenir l’original. Il est certain que personne ne viendra nous
la donner si nous ne faisons rien.

Dans la logique de se battre pour arracher l’indépendance vraie, vous
comptez organiser une marche de l’Afrique en France, l’année
prochaine. Quelle en sera la philosophie ?

Les Français qui voient l’Afrique à la télévision, ne connaissent pas
très bien le continent noir. Ils ne connaissent pas la vraie politique
française appliquée en Afrique. La marche de l’Afrique va consister à
dénoncer la situation que nous vivons actuellement et expliquer à la
population française comment l’Afrique est exploitée. Les Français
sont habitués à se battre pour obtenir ce qu’ils recherchent. Et je
pense que s’ils s’associent à nous, les choses changeront positivement
parce que les dirigeants occidentaux ont peur de l’opinion de leurs
peuples.

Jacques Théodore Balima

Fasozine

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