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  • : Le blog de Françoise
  • Le blog de Françoise
  • : Ma nation, c'est l'infini. Aller au-delà des frontières, terrestres, planétaires, galactiques, ethniques, culturelles, génétiques, sexuelles et autres, c'est le début de la liberté et de l'amour universel. My nation is the Infinite. To go beyond terrestrial, planetary, galactical, ethnic, genetic, sexual and others frontiers. This is the beginning of freedom and universal love.
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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 19:52

 

Il parle d'amour et surtout il agit. Pour en savoir plus sur sa philosophie de vie, je vous invite à savourer l'interview qu'il a faite dernièrement sur le site  http://www.antennereunion.fr/Marc-Vella.html  

 

Deux autres sites intéressants :  

 

http://www.marcvella.com/  

 

http://www.caravane-amoureuse.com/

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 13:46

http://www.emarrakech.info/Aicha-Ech-Channa-laureate-du-Prix-Opus-2009_a28722.html

 

Le "Prix Opus" est décerné chaque année par la Fondation "Opus Prize", basée à Minneapolis, à des personnalités qui, par leurs actions et leurs convictions, contribuent à résoudre les problèmes sociaux les plus persistants.

Ech-Channa, dont l'association s'active dans le domaine de la réhabilitation des femmes célibataires et de leurs enfants, a reçu cette distinction lors d'une cérémonie organisée à l'Orchestra Hall à Minneapolis. …

 

http://www.infosbladi.com/articles-4059.html

le 14/3/2008 11:05:32 (1323 lectures)

Je suis née le 14 août 1941 à Casablanca. Mais c’est à Marrakech que j’ai vécu mon enfance. J’ai perdu mon père à l’âge de 3 ans et demi. Ce qui m’a fait découvrir ce que c’est que la solidarité sociale. Si aujourd’hui je donne beaucoup à la société, c’est que je suis en train de lui rendre ce qu’elle m’a donné. Des Marrakchis ont décidé que la petite orpheline ira à l’école française exactement comme leur fille. A l’âge de 12 ans, mon beau-père qui m’aimait beaucoup a décidé que je reste à la maison et que j’apprenne à faire de la couture. Mais ma mère a voulu que je continue mes études. Elle m’a donc envoyée chez ma tante à Casablanca. A seize ans, j’avais déjà le sens de la responsabilité.

Après six mois de travail à la ligue anti tuberculose qui s’occupait à l’époque des lépreux, j’ai travaillé dans un dispensaire anti tuberculeux. Et puis, à la naissance de la ligue marocaine de protection de l’enfance et d’éducation sanitaire, je me suis lancée dans le bénévolat. En 1962, j’ai eu mon diplôme de l’école d’Etat d’infirmière. Ce qui m’a permis ensuite de travailler au sein du service de l’éducation sanitaire à la santé publique et d’être en contact avec tous les milieux de la société marocaine. En écoutant les gens, j’ai pris conscience du drame. D’autant plus que j’étais douée pour recevoir les confidences les plus discrètes. En 1965, j’ai intégré une association culturelle marocaine qui a organisé la première table ronde sur la planification familiale. Et c’est avec cette association que j’ai commencé à prendre conscience notamment de la situation de la femme et de l’enfant. Dans les années 70, l’Union nationale des femmes marocaines de planification familiale m’accepte comme bénévole et me permet de faire du social. Et là, les portes qui étaient jusque là fermées m’ont été grandes ouvertes.

Elle parle de son métier

L’année 2007 a été pour moi très dure. J’ai appris que j’ai eu un cancer et un diabète, en même temps. Aujourd’hui, je suis plus pressée de passer des consignes et le flambeau à ma société. Et ce, pour que mon travail soit repris par mon équipe à qui je fais entièrement confiance, mais aussi par tous les Marocains. Un enfant ne demande jamais à venir au monde et ne choisit pas ses parents. La société marocaine doit refuser l’idée d’employer des petites filles. La place d’une petite fille est à l’école. Une petite bonne qui a 15 ans, par exemple, subit tous les risques de viol. Je suis pressée de passer ce message aux Marocains. La prise en charge d’une mère et de son enfant coûte près de 3700 Dh par mois. Très souvent, au bout de deux ou trois ans, après avoir bénéficié d’une formation au sein de l’Association, la mère arrive à sortir avec son enfant. D’où l’intérêt pour l’Etat de financer la prise en charge de ces enfants qui sont aussi les citoyens de demain.

C’est dès aujourd’hui qu’il faut réfléchir à l’équilibre psychologique de ces enfants. Autrement, on va continuer à construire des maisons d’enfants abandonnés. Et ça coûtera quand même autour de 4000 DH. Cela dit, je rends hommage aux Marocains qui ont eu le courage de nous laisser travailler et de laisser une personne comme Aicha Ech-Channa parler directement à la société avec cette franchise qui est un peu brutale. Aujourd’hui, on ne se veut pas une association nationale. Nous voulons être un modèle et un laboratoire humain pour montrer aux autres associations comment elles pourront, même si elles sont à l’état embryonnaire, commencer à faire un travail de prévention. Car il vaut mieux prévenir que guérir.

Il est toujours difficile pour une femme de vivre la naissance de son enfant en dehors du mariage. Cela pose bien des questions et pour la mère naturelle et pour la mère adoptive. D’autant plus que la société marocaine n’acceptera jamais qu’une femme soit mère célibataire.

Elle parle de l’avenir

J’espère que l’association continuera à faire son travail. J’espère qu’elle n’aura plus, d’ici quelques années, lieu d’exister en tant qu’association de soutien aux mères célibataires. Mais que ce sera une association de soutien aux femmes en difficulté financière ou sociale. Car les déracinements de l’enfant et le manque de repère de paternité, restent très difficiles. Idem pour la femme qui se sent rejetée par la société. Pour moi, l’avenir devrait être un avenir de justice, de prévention et de moins en moins d’enfants nés en dehors de mariage, qui vont souffrir l’absurdité sociale. Parce que l’injustice est toujours absurde.

Elle rêve

Quand j’avais 9 ans, je passais souvent devant Sidi Bel Abbas, à Marrakech. Il paraît que ce saint, qui a vécu il y a deux siècles, ne dormait pas avant de donner de quoi manger au dernier des aveugles et des exclus de la ville. Pour cela, il demandait de l’argent aux Marrakchis qui lui donnaient ce qu’il voulait. A partir de cet âge là, j’ai commencé à me poser des questions sur le métier que je ferai quand je serai grande. Je crois que j’ai été, certainement, vouée à un travail dans le social. A l’époque, j’avais envie d’être sage-femme ou en tout cas faire du bien. Peut-être parce que j’ai aussi bénéficié de la solidarité. Quand je regarde ma destinée avec toutes ces solidarités que j’ai pu trouver quand j’étais petite, il me semble que le Bon Dieu m’a créée pour faire ce que je fais actuellement.

Elle fait quoi le dimanche

C’est une journée qui est réservée pour faire le marché. Mais, très souvent, je ne sors pas. Je préfère rester à la maison me détendre et regarder la télévision. Je zappe beaucoup pour voir des documentaires. Ma passion c’est la lecture. Sauf qu’en ce moment, je ne suis pas capable de me concentrer sur un livre. Je suis trop fatiguée pour lire...

Source : Naïma Cherii - Le Reporter

 

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