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28 mai 2017 7 28 /05 /mai /2017 10:04
La gastronomie "cannabique"
 
 
 

Dans ce pays sud-américain, les autorités ont autorisé en 2015 la culture du cannabis à des fins thérapeutiques, pour élaborer ensuite des médicaments permettant notamment de soigner les patients souffrant de cancer, d'épilepsie et de douleurs chroniques liées au cancer. Mais la gastronomie "cannabique" est aussi une alternative pour les malades chroniques qui ont déjà recours à la marijuana, sous forme d'huile, de résine ou de médicaments, afin de soigner leurs maux, assure Alejandra Ahumada, chimiste pharmaceutique au sein de la fondation.

Comme l'explique Natalia Revelant, tout peut être cuisiné dans la plante aux feuilles reconnaissables entre toutes : la racine, la tige et les feuilles peuvent servir dans des salades, accompagner la cuisson d'une viande ou être incorporées dans des jus. La fleur de cannabis et les graines sont, elles, idéales pour élaborer des desserts, des chocolats ou des biscuits, selon la chef argentine. Mais comme le goût de la marijuana, tout seul, n'est pas très agréable, il est important de savoir la combiner avec des produits similaires en termes de composition aromatique. "Une plante de cannabis, comme elle a un taux élevé de linalool (composant aromatique, ndlr), peut être combinée avec de la lavande pour fabriquer des biscuits au beurre délicieux", précise Natalia.

Attention au dosage

La chef souligne aussi les propriétés nutritionnelles de la drogue douce, riche en acides gras, oméga 3 et 6, ce qui permet de soigner certains de symptômes d'inflammation des patients. Quant à ses valeurs thérapeutiques, elles résident dans les cannabinoïdes, ces composants responsables des effets hallucinogènes de la marijuana, comme le THC. Pour cela, il faut doser de manière très précise la quantité de drogue utilisée dans la recette.

"Il est important de prendre en compte le fait que chaque patient va réagir de façon différente à l'usage des cannabinoïdes, donc il faut toujours être prudent avec le dosage", souligne Alejandra Ahumada. Sa recommandation : une dose de 0,1 à 0,5 gramme de cannabis par portion de nourriture, afin d'éviter les effets hallucinogènes. Car si l'on dépasse ce niveau, le risque est de causer de la somnolence voire un évanouissement, prévient Natalia Revelant.

"La plante de cannabis ne tue personne, mais il est important de connaître les effets et de s'entraîner pour savoir quelle est sa dose" appropriée selon son profil, estime la cuisinière. Au Chili, même si la consommation privée est autorisée, la vente de marijuana est sévèrement punie. Par précaution, les personnes assistant à l'atelier de Natalia préfèrent ne pas être identifiés. Le Parlement chilien discute actuellement un projet de loi visant à dépénaliser la consommation de marijuana à des fins médicinales et récréatives.

Deux médicaments élaborés à partir de cannabis

Ce mois-ci, deux médicaments élaborés à partir de cannabis et prescrits pour traiter les douleurs chroniques ont été commercialisés pour la première fois mercredi dans des pharmacies chiliennes. Le pays abrite depuis mars 2016 la plus grande plantation légale de marijuana d'Amérique latine, qui donnera naissance à un médicament expérimental destiné dans un premier temps à 4 000 malades du cancer, d'épilepsie ou d'affections causant des douleurs chroniques.

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20 mai 2017 6 20 /05 /mai /2017 19:05
SANTE : Le jeûne en accompagnement des chimiothérapies

https://www.docteur-michel-lallement.com/la-prise-en-charge-globale/l-accompagnement-des-chimioth%C3%A9rapies/

 

Les chimiothérpaies font partie de l'"arsenal" de traitement des cancers, mais elles sont redoutées par les patients, en raison de leurs effets secondaires fréquents.

Il est néanmoins possible d'améliorer la tolérance de ces traitements (et probablement même leur efficacité) grâce à quatre techniques :

- la "visualisation positive" : il est très important que le traitement soit perçu comme un allié, et non comme un "poison" : une perception négative est par exemple à l'origine des vomissements qui surviennent dès l'arrivée au centre de chimiothérapie ! Afin de mieux accepter le traitement, je vous conseille l'"outil N°4" du livre du Dr Rougier : "Se programmer pour guérir", ainsi que les "dialogues avec les cellules" de Guy Corneau

- L'activité physique : il est désormais parfaitement établi qu'une activité physique douce mais régulière réduit la fatigue liée aux chimiothérapies. Il est important de marcher au minimum 30 minutes par jour si l'état de santé le permet. Cette habitude devra être conservée même après la chimiothérapie, car l'activité physique réduit également le risque de récidive des cancers de 30 % à 55 % !

- le jeûne : les travaux préliminaires de Valter Longo montrent une diminution importante des effets secondaires des chimiothérapies grâce à un court jeûne (2 à 3 jours) sans risque pour la santé : voir ici les documents.

- les compléments nutritionnels : des publications médicales montrent les bénéfices de certains produits sur l'efficacité et les effets secondaires des chimiothérapies : voir document ci-dessous.

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accompagnement chimiothérapies + liens.p[...] 
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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 14:10
Elke AROD, de l’association STELIOR informe que le film VAXXED (concernant la dangerosité de certains vaccins et leurs liens avec l’autisme en particulier) n’a pas obtenu d’autorisation pour sa projection, à BRUXELLES, à LONDRES et même à PARIS ou Madame la Maire Anne HIDALGO l’a purement et simplement censuré.
En voici un extrait. On peut retrouver l’intégralité du film sur youtube, en version anglaise.

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 08:05

Une superbe expérience !

Un extrait : "Je crois que plus nous emploierons les circuits de la paix intérieure de l'hémisphère droit, plus nous projetterons de la paix dans le monde et plus notre planète sera empreinte de paix".

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 16:53
Médecins du monde lance une campagne choc contre le prix des médicaments

http://sante.lefigaro.fr/actualite/2016/06/13/25089-medecins-monde-lance-campagne-choc-contre-prix-medicaments

La campagne « Le Prix de la vie » de Médecins du monde démarre aujourd'hui malgré la censure des compagnies d'affichage.

«Chaque année en France le cancer rapporte 2,4 milliards de d'euros», «une épidémie de grippe en décembre, c'est le bonus de fin d'année qui tombe», «1 milliard d'euros de bénéfice, l'hépatite C on en vit très bien». Les phrases choc et cyniques ne manquent pas du côté de Médecin du monde. Pour leur dernière campagne d'affichage «Le prix de la vie», l'ONG s'attaque aux prix très élevé des médicaments pratiqués par l'industrie pharmaceutique et invite à signer une pétition.

En cause, le prix exorbitant des médicaments qui, selon l'ONG, conduit au rationnement. Le Sovaldi en tête, ce traitement innovant contre l'Hépatite C coûte aujourd'hui 40 000€ par patient. Avec environ 230 000 personnes touchées par ce virus, le traitement de la totalité des malades coûterait plus de 9 milliards d'euros.

«A ces prix, la sécurité sociale ne peut pas se permettre de rembourser tout le monde», explique Olivier Maguet, responsable de la campagne «Prix du médicament et système de santé» dont «Le prix de la vie» est un volet. Il ajoute: «On se retrouve donc dans la même situation que le Mozambique ou la Zambie: on ne peut pas soigner les gens parce qu'on n'a pas assez d'argent. Il faut sensibiliser les gens à cette situation hallucinante».

Toutefois, ne vous attendez-pas à voir les affiches de la campagne «Le prix de la vie» placardée dans le métro ou sur les arrêts de bus. Elles seront uniquement visibles via l'affichage sauvage, les réseaux sociaux et la presse. Les trois compagnies d'affichages démarchées par Médecins du monde pour relayer «Le prix de la vie» ont refusé.

Media Transport justifie cette décision par deux motifs: «Le risque de réactions négatives de la part de l'industrie pharmaceutique que pourrait susciter ces affiches» ainsi que «la référence à des maladies graves qui pourraient être perçue comme choquante par les personnes souffrant de ces pathologies». JCDecaux partage le second motif et ajoute «une absence de sources». Les entreprises disent suivre les recommandations de l'Autorité de régulation professionnelle de la publicité, qui délivre chaque année plus de 15 000 recommandations aux médias. Insert, la troisième compagnie, n'a pas pu être contacté.

De son côté, Les entreprises du médicament dénoncent «la campagne de propagande mensongère de Médecins du Monde» en avançant que ces slogans «ne sont pas seulement injurieux pour les industriels, ils sont également particulièrement choquant et irrespectueux pour les millions de personnes qui se battent quotidiennement contre la maladie».

L'industrie n'est pas la première cible de la campagne

«C'est la première fois que Médecin du monde se fait censurer, déclare Olivier Maguet. Cela montre bien qu'on appuie là où ça fait mal. Néanmoins, tout ça est assez ironique, nulle part sur les affiches, nous ne citons de laboratoire ou de nom de médicament. Nous n'avons rien contre l'industrie pharmaceutique, nous avons besoin de leurs médicaments et nous respectons leur logique de profit. Ce ne sont pas eux que nous ciblons principalement, c'est l'Etat! Car il laisse faire».

Pour alléger la note exorbitante qu'implique le Sovaldi, Marisol Touraine annonçait le mois dernier l'accès universel au traitement, et non plus aux seuls patients gravement atteints. Elle promettait également que le Comité économique des produits de santé (CEPS) allait renégocier le prix à la baisse. «Nous saluons l'intention mais pour le moment ce ne sont que des promesses, regrette Olivier Maguet. Le CEPS reste assez opaque et autorise peu de transparence. C'est dommage de passer par ça, surtout qu'il existe une autre voie, plus radicale: la licence d'office».

La licence d'office, permise en droit national par l'article L613-615, propose la création d'un générique à partir d'un médicament breveté s'il «n'est pas mis à la disposition du public en quantité ou qualité insuffisante ou à des prix anormalement élevés». Des conditions qui rendent le Sovaldi éligible. Cette procédure allège considérablement le tarif du médicament tout en reversant des royalties à l'entreprise à l'origine du produit, qui s'y retrouve financièrement.

Pourquoi Marisol Touraine n'a pas choisie cette solution? «Nous lui avons demandé il y a 2 ans et elle ne nous a toujours pas répondu, regrette Olivier Maguet. Le seul élément de réponse que nous possédons est qu'elle estime que c'est un «instrument juridique faible». C'est faux!». Car en dépit d'une faible utilisation - quelques cas depuis les années 50 - la méthode est terriblement efficace. Pour refuser, le laboratoire doit s'engager dans une bataille juridique à la fois très couteuse en termes d'argent et d'image.

En 2001, 39 compagnies pharmaceutiques avaient intenté un procès contre le gouvernement d'Afrique du Sud, qui essayait de favoriser la production de génériques contre le sida. La procédure fut arrêtée en cours de route et les prix chutèrent. «Malheureusement, cet outil juridique n'est pas connu du grand public, regrette Olivier Maguet. Avec cette campagne, nous voulons aller plus loin que le simple constat de la situation. Nous voulons créer un débat et le porter sur la place publique. Pour que, peut-être, la situation change».

LA RÉDACTION VOUS CONSEILLE:

«L'urgence de maîtriser les prix des nouveaux médicaments contre le cancer»

Recherche: «Plus d'un milliard d'euros par médicament»

Les médicaments sont-ils devenus trop chers?

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 09:41
Le professeur Henri Joyeux risque la radiation

Quand on s'attaque au porte monnaie des grandes industries pharmaceutiques, le chien de garde qu'est le Conseil National de l'Ordre des Médecins en France s'alarme et agit !

Personnellement j'ai frôlé la mort avec le vaccin contre l'hépatite B. Heureusement je n'ai eu qu'une paralysie faciale du côté gauche de mon visage pendant un an. (Après trois injections tout de même). D'autres n'ont pas eu cette chance et sont morts ou bien restent paralysés à vie, para et tétraplégiques ! Depuis je refuse toute vaccination malgré l'insistance du médecin du travail.

http://www.midilibre.fr/2016/05/28/le-professeur-henri-joyeux-risque-la-radiation,1339795.php

Le cancérologue montpelliérain fait face à ses pairs depuis vendredi à la chambre disciplinaire du Conseil de l'Ordre des Médecins de Languedoc-Roussillon.

Une procédure disciplinaire à l'encontre du professeur Henri Joyeux avait été entamée en juin 2015 par le Conseil National de l'Ordre des Médecins suite au lancement d'une pétition s'alarmant de l'utilisation systématique du vaccin Infanrix de GSK dont il serait à l'origine.

La lettre accompagnant cette pétition mise en ligne et destinée à Marisol Tourraine, ministre de la Santé, fait état d'une "prise d'otage des parents", obligés de choisir ce vaccin qui "contient de l'aluminium et du formaldéhyde, deux substances dangereuses voire très dangereuses pour l'humain et en particulier le nourrisson" à cause de la rupture d'autres vaccins. Le texte reproche également à ce vaccin sensé protéger ses bénéficiaires contre six maladies graves de coûter "jusqu'à 7 fois plus que les autres".

Plus d'un million de signataires

L'Ordre des médecins avait estimé que les propos contenus dans cette publication étaient alarmistes en engageant la procédure disciplinaire pour laquelle le Pr Joyeux encourt la radiation. L'institution avait alors déclaré que "les propos du Pr. Joyeux ne se fondent sur aucune preuve scientifique, voire alignent des contre-vérités". Il est accusé d'avoir ainsi "déconsidéré la profession". Ce samedi 28 mai, à 19 h 30, la pétition, toujours en ligne, avait recueillie 1 025 513 signatures.

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20 mai 2016 5 20 /05 /mai /2016 08:45
Une député EELV dénonce les dérives de l'industrie pharmaceutique

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2016/05/20/97001-20160520FILWWW00058-une-depute-eelv-denonce-les-derives-de-l-industrie-pharmaceutique.php

La députée européenne Michèle Rivasi (EELV) et plusieurs auteurs de livres dénonçant les dérives de l'industrie pharmaceutique ont lancé un cri d'alarme pour réclamer plus de transparence dans un système de santé "gangrené par les conflits d'intérêt et la corruption". "Il est temps de réagir, les laboratoires ont pris le pouvoir que les politiques lui ont laissé" a martelé Mme Rivasi lors d'une conférence de presse organisée pour réactiver son opération "mains propres sur la santé" lancée en janvier 2015 avec des parlementaires écologistes.

Elle a rappelé que l'industrie pharmaceutique n'était "pas une industrie comme les autres". "Elle joue sur la peur et l'espoir de s'en sortir" a-t-elle dit, avant de dénoncer la corruption et les conflits d'intérêt entre les acteurs de la santé et les laboratoires.
A ses côtés, plusieurs auteurs de livres critiques face à la politique du médicament ont donné des exemples, rappelant quelques uns des scandales les plus retentissants comme ceux du Mediator ou de l'anti-inflammatoire Vioxx, un médicament retiré du marché en 2004 après avoir été accusé d'être à l'origine de plusieurs milliers de décès aux Etats-Unis. "L'industrie pharmaceutique est devenue une énorme machine avec un enjeu stratégique et tout découle de là, elle ne se préoccupe plus de la santé mais de ses intérêts" a estimé Mikkel Borch Jacobsen, auteur de "Big Pharma, une industrie toute puissante qui joue avec notre santé", un point de vue partagé par Alain Privat, un neurobiologiste membre de l'Académie de médecine.

Le Pr Philippe Even, auteur de plusieurs ouvrages sur les dérives de l'industrie pharmaceutique, a rappelé pour sa part que peu de "molécules intéressantes" avaient été découvertes ces dernières années et que la plupart de celles mises sur le marché étaient des "copies" (baptisées "me too") ou n'avaient que des "effets minuscules ou pas d'efficacité du tout". Même son de cloche du côté de Jean-Paul Giroud, professeur de pharmacologie à la retraite, également membre de l'Académie et auteur de nombreux ouvrages sur les médicaments vendus sans ordonnance, qui a déploré que les pouvoirs publics autorisent des médicaments "inefficaces". Parmi les solutions préconisées, plusieurs participants à la conférence de presse ont préconisé le refus de remboursement des médicaments dont les prix sont jugés exorbitants "afin de faire pression sur les laboratoires" et "une plus grande transparence sur la recherche et le développement". "Si on donne de l'argent pour la recherche aux laboratoires, les médicaments qu'ils développent devraient être au prix coûtant", a estimé Mme Rivasi.

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 18:38

La pensée unique en médecine : quelles conséquences ?

Cri d'alarme, appel au secours de cancérologues pour leur liberté de prescription.

http://www.nicoledelepine.fr/edito-nicoledelepine.php#.VBB-Ofl_uug

A titre d'exemple, les guérisons des cancers des os de l'enfant sont plus rares aujourd'hui qu'il y a 20 ans, il n'y a plus de choix thérapeutique et l'amputation revient à la mode (comme la peine de mort ?).

Il y a 30 ans les cancers des os de l'enfant guérissaient encore rarement et les patients étaient le plus souvent amputés. Et puis entre 1980 et 1990 l'inventivité des chirurgiens et l'amélioration des schémas de traitement mis au point aux USA à la fin des années 1970 nous permit de guérir près de 90% des malades en leur gardant leur membre. Ils nous rendent visite maintenant avec leurs enfants.

Mais ce bonheur du cancérologue pédiatre s'avéra fugace. Que s'est-il passé ? Actuellement je vois passer dans mon unité avec désespoir des parents venant chercher du secours car leur enfant est déclaré perdu, bon pour les soins palliatifs et la mort. Pourtant il était curable quelques mois plutôt avec un "bon traitement". Dans la dernière semaine j'en vis trois différents avec toujours le même scenario. Découverte du cancer, inclusion dans un essai thérapeutique en cours, explication des médecins sur le "protocole" de traitement proposé et présenté comme la seule possibilité de traitement sans jamais évoquer les autres schémas ayant fait leur preuve et publiés depuis une vingtaine d'années. Le rouleau compresseur de la pensée unique qui passe en médecine par le mythe des essais thérapeutiques et au moins des traitements uniformisés est en marche. Rage et désespoir ! Comment ébaucher une prise de conscience, une révolte, une réversion du phénomène ?

Comment dans un système supposé libéral faire comprendre à nos responsables politiques que trop de réglementation tue la sécurité tant recherchée, tue l'inventivité, la créativité, tue l'espoir, désespère les médecins dont les suicides sont aussi fréquents qu'à France Telecom et in fine, tue les patients. La médecine de notre pays est stérilisée, les progrès ne pourront venir que de l'étranger.

Le chemin actuel est automatique, on ne le "pense" plus. Tu es médecin généraliste radiologue rhumatologue ou pédiatre. Tu reçois un patient suspect d'être atteint d'une tumeur osseuse et tu l'envoies immédiatement dans l'hôpital pédiatrique du coin. Là, il sera pris en charge rapidement examens scanners IRM et tout et tout, le plus souvent biopsié. Le patient et sa famille seront pris dans un tourbillon tragique bien rodé et quelques jours plus tard ils seront informés que le patient doit être confié au centre référent de cancérologie pédiatrique local et que bien sûr il n'y en a qu'un seul. Circuit fléché, obligatoire, rassurant et sans bavures, sans choix, sans réflexion. Seulement des automatismes. Ni le médecin ni la famille n'imagineront à ce stade de la maladie que plusieurs types d'approche sont possibles et qu'elles devraient être exposées au patient, ne serait ce que pour respecter le libre choix du malade inscrit dans la loi !

Le médecin du centre sortira de son ordinateur "le protocole" correspondant à la maladie donnée, à son stade de développement etc. Le plus souvent il s'agira d'un essai thérapeutique. Mais dans tous les cas le médecin prenant physiquement en charge l'enfant n'aura pas à réfléchir. Lobotomisé ou pas, il n'aura qu'à accepter les prescriptions de son robot ordinateur rempli par les hautes instances. Le patient sera présenté lors d'une réunion dite de concertation pluridisciplinaire (RCP) où siègent cancérologues, chirurgiens, radiologues et autres spécialités, où chaque participant vérifiera que le dossier présenté va bien être inclus dans le traitement préconisé là-haut, par les recommandations de la Haute Autorité de Santé. Pas Dieu mais presque. A ce stade il n'y a plus de patient mais un dossier anonyme discuté à son insu et à celle de son médecin traitant. La décision tombera, sera transmise au patient rassuré a priori de tant de docteurs penchés sur son cas ! Il faudra beaucoup d'énergie de la part d'un médecin ou d'un chirurgien pour faire échapper le malade à une décision de RCP lui paraissant mauvaise. Le cas échéant il devra s'en expliquer auprès des instances dans le dossier par écrit etc...

Vous patient, vous imaginez sûrement que la sécurité des patients voulue par nos gouvernants multipliant les contraintes administratives consiste à imposer des traitements éprouvés : et bien pas du tout. Vous pouvez lire dans les textes des recommandations pour les tumeurs osseuses malignes dont nous parlons ici "qu'il faut les inclure dans un essai thérapeutique". Bien sur le mot "essai" signifie qu'on en connaitra dans le meilleur des cas son résultat dans une dizaine d'années...

Et si vous médecin vous résistez, que croyez vous qu'il arrivera ? Les médecins de l'Agence Régionale d'hospitalisation venus faire leur travail devront vérifier que vous participez bien à cette réunion régionale qui vous impose sans réflexion de votre part le traitement défini pour tous les patients dans une commission nationale chargée de cette maladie. Vous n'avez rien à dire sinon vous serez éliminé du système.

Vous ne pouvez pas me croire ? Effectivement c'est impossible à admettre logiquement mais nous en sommes là en France en pleine folie dont beaucoup sont conscients mais sur laquelle il est bien difficile d'agir. Preuve en est le long parcours de notre unité depuis bien tôt 30 ans semé d'embuches de diffamations d'insultes directes et variées auprès des patients qui veulent nous rencontrer, de rumeurs de déviations sectaires etc. Hors qu'avons-nous commis comme crime de lèse majesté : nous avons continué à appliquer à nos patients des schémas de traitement qui marchaient déjà et guérissaient 90% des malades. Ce jour après 30 ans d'exercice de cette profession dans ce domaine, après que notre équipe ait accumulé une expérience irremplaçable dans ces maladies rares dont nous avons vu beaucoup de cas, que nous accule-t-on à faire au nom de la loi du plus fort, du plus introduit dans les salons, la faculté et les ministères ? Il faudrait aller demander avis aux nouveaux puissants qui tiennent les instances dans quel essai nous devons inclure notre patient.

Quid de notre expérience auprès des enfants et des spécialistes rencontrés pendant ces décennies traitant les mêmes pathologies que nous. Nous devons obéir les yeux fermés sinon nous n'aurons plus l'autorisation administrative de soigner les malades cancéreux.

Vous pensiez qu'après 15 ans d'études le médecin individu "réputé pensant" pouvait réfléchir avec vous, patient du meilleur traitement adapté à votre état physique. "fatal error" Illusion, il est actuellement enfermé dans un système verrouillé où tout est contrôlé venu de haut, il ne peut que modestement interférer dans votre traitement pour les petites choses mais absolument pas pour les décisions capitales comme quelle type de chimiothérapie on vous proposera.

Et c'est là qu'on voit réapparaitre le lien avec le lobby pharmaceutique et tous leurs complices qui ne veulent pas laisser échapper un patient aux fameux essais qui vont permettre de rentabiliser ces drogues vendues à des prix fixés par le pouvoir à des prix inadmissibles... tout est lié évidemment...
Alors puisqu'il y a une campagne électorale proche, ne serait-il pas temps de poser la question de la liberté de prescription des médecins y compris des cancérologues ? Les docteurs au lieu de solutions individuelles comme la multiplication des suicides, les bagarres corporatistes pour considérations financières ou autres, les réflexions en aparté, ne feraient-ils pas bien d'informer haut et fort de la gravité de la situation pour la santé mentale des médecins et la santé physique des patients.

C'est en tous cas l'objectif que je me donne pour ne pas participer en conscience au plongeon de la médecine française pourtant si riche de potentialités de médecins et soignants et compétents et dévoués. Mais menottes aux poignets c'en est fini de l'efficacité. Messieurs les politiques à vous de jouer.

Nicole DELEPINE, pédiatre contre la pensée unique en médecine

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5 octobre 2013 6 05 /10 /octobre /2013 17:15

 Institut G. Roussy

1) La médecine officielle est complètement dépendante de l'industrie pharmaceutique, donc il faut se poser la question du fonctionnement de big-pharma en premier.

 

2) Le seul but de big-pharma est de gagner de l'argent, beaucoup d'argent rapidement et à moindre frais. Il en découle plusieurs conséquence. En voici quelques unes :

 - chercher les créneaux rentables. Et là c’est tout simple : viser les maladies chroniques, mais aussi les situations de la vie comme la ménopause où on propose une « solution » sous forme d’hormones. On connaît le résultats des milliers de cancers du sein chez les femmes à qui ont  mensongèrement proposé ces produits. On a créé de toute pièce une maladie imaginaire « le cholestérol ». D’ou un créneau très très juteux pour l’industrie. Les anti-cholestérols sont sans doute intéressant pour des excès de cholestérol d’origine familiale qui sont très peu fréquents, mais les donner ces médicaments qui ne sont pas sans risque avec des études truquées c’est inadmissible. Pour les maladies dites orphelines (rares) pas de recherche pas de médicaments

 - Big-pharma n’a donc strictement aucun intérêt à guérir les maladies : il en vit comme toute une partie du corps médical et des activités connexes. L’exemple du cancer est significatif. Des campagnes médiatiques nous annoncent depuis des décennies la victoire est proche encore un effort pour la recherche. Et en réalité, cette fameuse science progresse par sauts de puce. Grande nouvelle la survie sous tel traitement a permis de progresser d’un mois, parfois plus, pour des prix astronomiques - qui tombent souvent sur la patient et la famille -. C'est naturel et normal, chacun de nous est prêt à tout pour garder un être cher. A coté de cette pratique franchement odieuse, des moyens thérapeutiques qui ont fait leur preuve, CE QUI SERAIT TRES FACILE DE VERIFIER, sont criminalisés, pourchassés. Une véritable  guerre contre ces chercheurs et ces praticiens  est organisée. Comme le remarque la philosophe Isabelle Stengers: le charlatan (pour la médecine officielle) est celui qui guérit et veut le prouver (contre bien sur le circuit officiel de l’Evidence based medecine (voir plus loin).

 - développer des médicaments très dangereux comme le Médiator en France et le vioxx aux USA : 30 000 décès au minimum (je dis bien trente milles).

 - la nécessité de réduire au maximum le prix de production des médicaments. La solution la plus simple est de faire produire dans les pays Inde, Chine en particulier) ou la "main d'oeuvre" est très bon marchée, ce qui veut dire que les travailleurs sont très mal payés. D’où l’invention des médicaments  génériques. Ce sont des médicaments qui ont la même formule chimique que le médicament de référence qui n’est plus protégé par un brevet, mais pas le même mode de fabrication (qui reste protégé). Il en résulte des différences très importantes. Autre conséquence la sécu oblige d’utiliser ce type de médicaments.

 - comme toutes les industries, big-pharma est maintenant sur le marché mondial. Il en résulte qu’il y a concurrence au détriment de la qualité et surtout spéculation, comme sur les matières premières alimentaires. D’ou des ruptures de stock de certains médicaments qui vont désormais devenir fréquentes. Bref la mondialisation s’attaque aux pauvres  en provoquant des famines et aux malades et les privant de certains mdicaments.

 

3) les profits de big-pharma permettent d’offrir des avantages  aux médecins, spécialement aux leaders qui par leur notoriété influencent l’ensemble du corps médical. En général ces Professeurs, dirigent un secteur de recherche, appartiennent à une institution qui conseille le pouvoir politique (comme l’Académie de Médecine, ou les société savantes de tel ou tel domaine) et enfin sont conseillé de l’industrie pharmaceutique et grassement rémunérés. C’est ce qu’on appelle les 3 casquettes. J’imagine qu'aucun d’entre nous n’a entendu un épicier dire qu’il vend des produits avariés. Et bien ces Professeurs qui dans leur secteur ont mis un produit au point l’on fait commercialiser par big-pharma et vont ensuite conseiller aux institutions ad hoc de le faire admettre, ne savent que faire des louanges pour leur produit qui bien sur n'ont aucun défaut.

 

4) Durant la dernière guerre et sous l’impulsion de l’occupant a été créé l’Ordre des Médecins qui quoi qu’on en dise a été purement et simplement prorogé à la Libération. Sa fonction, s’assurer que les médecins restent dans les clous et qu’il ne vient pas l’idée d’aller voir ailleurs si des thérapeutiques ne sont pas mieux que celles de big-pharma. Bref une police des médecins. Pour en savoir plus regarder sur ce site la page :MON MEMOIRE PRESENTE DEVANT L'ORDRE REGIONAL DES MEDECINS

 

5) Dernière pièce importante de ce dispositif : la médecine fondée sur les preuves : l’Evidence based medecine (EBM pour les initiés). Elle nous vient tout droit des USA et a été popularisée par la fondation Rockfeller. Elle se fonde tout simplement sur ce qu’on appelle le double aveugle. Je ne rentre pas dans les détails, que je reprendrais un jour, mais c’est une escroquerie scientifique. Elle consiste à comparer l’effet d’un médicament à celui d’un placébo (un faux médicaments sans action en principe) ou d’un autre médicament. Ceci avec une méthodologie draconienne : ni le malade, ni l’expérimentateur ne savent ce que les personnes incluses dans l'essai utilisent. Ceci à partir de la sélection de cobayes ayant la même maladie et des caractéristiques biologiques proches. En général le résultat (quand c'est positif) est 80% d’effet positifs et 20% d’effets négatif (aggravation …) et nuls. Je ne rentre pas dans le détail sauf pour dire que quand un médicaments a fait ses preuves il devient Le Médicament de telle maladie et a force de loi. Le médecin est obligé de le donner et est en faute s’il ne le donne pas. Si vous êtes dans les 20%, c’est comme au loto : vous avez perdu. La sanction peut être parfois très lourde: décès, infirmités etc. Mais vous n’avez rien à dire le médicament est « scientifique prouvé".

Je passe pour le moment sur les aspects stupides du procédé pour indiquer deux choses : d’autres méthodes scientifiques sont possibles, mais rejetées. Et la 2éme chose, c’est que ce procédé du double aveugle a l’énorme avantage de disqualifier systématiquement les médicaments et médecines venues d’ailleurs ou partant d’autres expériences et conceptions. Le ridicule ne tuant pas, des pratiques plus que millénaires comme l’acuponcture sont ainsi disqualifiée mais aussi la médecine indienne et bien d’autres médecines, l’homéopathie et la médecine des plantes en premier. Je rappelle que le diplôme d’herboriste a été supprimé par un décret du gouvernement collaborationniste de Vichy et n’a jamais été rétabli depuis.

 

6) Dernier point important : la médecine officielle big-pharma en tète n’a que faire de la prévention. La prévention est pour eux l'horreur. Ils assimilent hypocritement la prévention à la prise de médiccaments comme les anticholetérols, les hormones,  ou l'administration de vaccins aux conséquences souvent désastreuses. La vraie prévention est ailleurs. Elle est fondée certes sur l'élimination des causes des maladies  (pollutions de toutes sortes, malbouffe, stress, conditions de travail dans l'industrie en particulier  etc) et sur la connaissnce des mécanismes pour pouvoir intervenir avec précision. C'est le cas de la prévention active des cancers proposée par le Docteur Gernez.   

J’attends des exemples, des commentaires, votre avis. Je vais développer cette rubrique régulièrement. C’est de notre santé de notre vie, de celle de nos enfants, de nos proches qu’il est question : ça vaut qu’on en parle.


Pour terminer voici la préface à sa thèse de médecine consacrée à Philippe-Ignace Semmelweis par le  Docteur Louis Ferdinand Destouches  plus connu sous le nom de Céline (1936):

« Supposez qu’aujourd’hui, il survienne un autre innocent qui se mette à guérir le cancer.Il sait pas quel genre de musique on lui ferait tout de suite danser ! ça sera vraiment phénoménal ! Ah ! qu’il redouble de prudence ! Ah ! il vaut mieux qu’il soit prévenu.Qu’il se tienne vachement à carreau ! Ah ! il aurait bien plus d’afur à s’engager immédiatement dans une légion étrangère ! Rien n’est gratuit en ce bas monde. Tout s’expie, le bien comme le mal, se paie tôt ou tard. Le bien c’est beaucoup plus cher , forcément. »

 

Et enfin un témoignage reçu sur mon courriel : « À Gustave Roussy, on vous donne l'impression d'être découpé en spécialités: on voit le chirurgien, puis le chimiothérapeute, puis on verra un radiothérapeute et le protocole est décidé sans vous, vous êtes mis devant le fait qu'il vous faudra chimio,radio et hormone. Comme le référent est le chimiothérapeute, on ne peut pas discuter avec lui de l'opportunité de ce traitement .... »

Ce n’est pas un secret : ça se passe de cette façon dans tous le Hôpitaux, cliniques et centre anti-cancers

 

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Published by Françoise - dans médecine
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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 10:29

En clair, ça veut dire : faites du sport et manger sainement, ça peut vous prémunir du diabète et de l'obésité, entre autres. Ou comment l'épigénétique façonne nos gènes ! De la même manière que nous pouvons sculpter notre cerveau grâce à nos pensées positives, nous pouvons sculpter notre corps grâce à nos gènes !

 

http://www.futura-sciences.com/magazines/sante/infos/actu/d/genetique-activite-physique-change-regulation-genes-tissu-adipeux-47612/
 
Le 09/07/2013 à 11:32 - Par Janlou Chaput, Futura-Sciences

 

Lorsque des personnes non sportives se mettent à pratiquer une activité physique, elles peuvent changer leur épigénome. En effet, une étude vient de montrer qu’il est possible d’altérer la régulation des gènes de leurs cellules graisseuses. Voilà peut-être pourquoi l’activité physique fait du bien à notre corps.
Le patrimoine génétique n’explique pas tout. L’ADN n’est qu’un support de l’information, qui est interprété différemment selon la façon dont il est lu. Un peu comme un livre. Et une cellule dispose de plusieurs façons de réguler ses gènes, que l’on regroupe sous le terme d’épigénétique. Ainsi, les cellules peuvent jouer avec la compaction de l’ADN à l’aide des histones, ou bien déposer des groupements méthyle sur certaines bases azotées afin d’empêcher leur transcription. C’est la méthylation.
 
Comment ces processus sont-ils régulés ? Tout n’est pas encore bien compris par les scientifiques. Il semble qu’en règle générale, les modifications épigénétiques se transmettent lors des divisions cellulaires, et donc perdurent dans le temps. Mais celles-ci sont malgré tout soumises à l’environnement. Il est reconnu que l’alimentation, le niveau d’activité physique ou le mode de vie peuvent altérer cet épigénome.
 
Lorsqu’il s’agit de rechercher l’effet du sport sur l’épigénétique humaine, les travaux se sont focalisés sur le muscle squelettique, très grand consommateur d’énergie. Mais à l’université de Lund, en Suède, Charlotte Ling et ses collègues ont entrepris de regarder ce qu’il se passait à l’opposé : dans la graisse, ce tissu qui stocke l’énergie. Idée pertinente, d’après l’étude qu’ils ont publiée dans Plos Genetics, car elle montre que le sport affecte bel et bien l’interprétation que les cellules font de l’ADN au niveau des gènes impliqués dans l’obésité et le diabète de type 2.

Régulation des gènes du diabète et de l’obésité altérée par le sport

En tout, 23 hommes d’environ 35 ans en bonne santé, mais présentant un léger surpoids, ont joué les cobayes. Bien que non sportifs, ils ont accepté de pratiquer des exercices d’aérobic pendant six mois, à raison de trois entraînements par semaine. Contrat non pleinement rempli, car en moyenne, ils n’assistaient qu’à 1,8 séance hebdomadaire...
 
Grâce à des prélèvements de graisse au niveau sous-cutané, les chercheurs ont pu constater l’évolution de l’épigénome au cours du temps. Pour éviter que d’autres paramètres viennent fausser les données, il leur était demandé de vivre dans les mêmes conditions qu’auparavant.
 
Par l’analyse de plus de 480.000 positions sur le génome, retrouvées dans environ 7.000 gènes différents, les scientifiques ont effectivement constaté des modifications des méthylations sur l’ADN. Ainsi, une carte du méthylome du tissu adipeux a pu être dessinée chez ces patients. Les chercheurs se sont alors concentrés sur les gènes avec lesquels des liens avec l’obésité et le diabète de type 2 ont été établis.

Aller voir dans la graisse plutôt que dans le muscle

Il se trouve que ces gènes voient également leur profil évoluer avec le sport : l’activité physique induit donc des changements épigénétiques à ce niveau précis dans le tissu adipeux. Bien qu’il soit encore trop tôt pour déterminer toutes les conséquences à l’échelle de l’organisme, les chercheurs précisent qu’ils tiennent peut-être là l’une des explications aux avantages procurés par l’activité physique contre l’obésité et le diabète de type 2. Et donc pour notre santé en général.
 
Un vaste travail doit encore être réalisé avant de pouvoir déterminer l’ensemble des mécanismes impliqués, mais cette recherche pourrait montrer le chemin dans lequel il faut aller. Si le muscle semble moins prometteur, il faut peut-être trouver l’inspiration dans la graisse.

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Image: 
Pratiquer une activité physique régulière, comme la marche ou la course à pied, pourrait protéger du diabète et de l'obésité en régulant des gènes retrouvés dans le tissu adipeux. © Giulio Menna, Fotopedia, cc by nd 2.0

Image: 
Sur l'ADN viennent se fixer des éléments qui favorisent ou inhibent la lecture des gènes. Les méthylations par exemple empêchent les enzymes chargées de la transcription de faire leur travail. © Peter Artymiuk, Wellcome Images, Flickr, cc by nc nd 2.0

Article en anglais: 
Exercise induces human lipoprotein lipase gene expression in skeletal muscle but not adipose tissue
http://ajpendo.physiology.org/content/268/2/E229.short

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