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  • : Le blog de Françoise
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  • : Ma nation, c'est l'infini. Aller au-delà des frontières, terrestres, planétaires, galactiques, ethniques, culturelles, génétiques, sexuelles et autres, c'est le début de la liberté et de l'amour universel. My nation is the Infinite. To go beyond terrestrial, planetary, galactical, ethnic, genetic, sexual and others frontiers. This is the beginning of freedom and universal love.
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11 mai 2013 6 11 /05 /mai /2013 17:01

Elle a tout compris ! 

http://www.midilibre.fr/2013/05/06/les-eleves-a-l-ecole-du-bonheur,691955.php#xtor=EPR-2-[Newsletter]-20130507-[Zone_info]

 
Nathalie Vermes commence la classe le matin par une évocation de ce qui procure une satisfaction.
Nathalie Vermes commence la classe le matin par une évocation de ce qui procure une satisfaction. (Photo SYLVIE CAMBON)
A l’heure où l’école est remise en question, focus sur ceux qui donnent envie d'apprendre. Rencontre avec Nathalie Vermes à Saint-Just dans l'Hérault, une enseignante qui applique une autre pédagogie où le bien-être de l'enfant est primordial.
 
Tout est parti de l’école du Parc à Lunel. Et d’une pathologie, l’anorexie scolaire, dont souffrait l’une des élèves de Nathalie Vermes. "Je voyais cette enfant dépérir et ça me rongeait", se souvient la Perpignanaise, enseignante aujourd’hui en classe de CE1-CE2 à Saint-Just dans l’Hérault.
 
Alors, l’institutrice va tout faire pour que la fillette se sente mieux et progressivement se débarrasse de sa phobie. "Je l’ai invitée tous les matins à écrire un adjectif agréable. Quand ça n’allait pas, je lui disais d’ouvrir la boîte qui contenait ses mots. Elle les lisait et retrouvait le sourire." D’autres petites astuces, simples mais efficaces, sont venues jalonner le parcours de l’enfant.
 
"Les enseignants sont des animateurs d’intelligence" souligne Nathalie Vermes
 
La méthode fut salutaire. Pour l’écolière comme pour la maîtresse : "J’ai alors commencé à appliquer une autre pédagogie en classe où le bien-être, le bonheur de l’enfant sont primordiaux."
 
Jusqu’alors, l’enseignante menait sa barque de manière plus classique, en se référant aux seuls manuels scolaires : "Quand je suis sortie de l’école des maîtres, malgré l’année enrichissante de formation dans un tas de classes différentes, je n’avais qu’un kit de pratiques. Je ne reproduisais que ce que l’on m’avait appris : "Ouvrez votre livre, faites votre exercice, je vous mets une note".
 
La méthode correspond pourtant peu à cette ancienne communicante, spécialisée dans la pub, qui a changé de vie et choisi à l’aube de ses trente ans l’enseignement pour "donner un autre sens aux choses, replacer l’humain à sa juste valeur".
 
"Les élèves ne sont pas des récepteurs mais des acteurs" ajoute Nathalie Vermes
 
Nathalie Vermes va donc revoir sa copie pour mener à bien ses desseins. "Je pense que les enseignants sont des animateurs d’intelligence plus que des distributeurs de savoirs. Les élèves ne sont pas des récepteurs mais des acteurs."
 
Elle cherche, lit, se forme. Auprès de l’enseignante Anne Taraud (1) qui, avec des outils simples, aide les enfants à construire leur réussite dans les réflexes d’apprentissage. S’initie aux travaux sur la gestion mentale du pédagogue Antoine de la Garanderie. "J’ai aussi puisé dans l’enseignement adapté aux personnes en situation de handicap. Il y est fait appel au ressenti, au toucher, aux odeurs..."
 
A chacun son rythme
 
Dans la classe de Nathalie, le programme et les objectifs scolaires sont respectés. Seule la façon de transmettre change. Et va au rythme de chaque élève. "Ils ont une feuille de route des savoir-faire et connaissances sur quinze jours à mener à terme. Libres à eux de commencer par la matière qu’ils souhaitent. Ils sont mis en confiance, s’autogèrent, s’approprient le programme, font leur propre menu. "
 
"Tout doit être mené dans le plaisir d’apprendre, pas dans la contrainte. Dans ce cas, on ne retire rien de bon." Les enfants apprennent à être autonomes, à se corriger. "S’ils trichent, ça les renvoie à leur propre conscience, leur responsabilité."
 
La transmission de certaines données, souvent rébarbatives, se fait de façon ludique, imagée. Tous les sens sont sollicités pour la mémorisation : "Par exemple, pour la multiplication, nous avons pris des boîtes de chocolat, appris les tables en chanson aux sons de voix d’animaux. Les enfants ressentent moins l’effort lorsque c’est amusant."
 
Un cahier de médiation sert à exprimer les aspirations, joies et frustrations. "L’élève écrit ce qu’il pense, signe ses propos. Nous les lisons le vendredi. Ça évite les incompréhensions, les non-dits, les dérapages notamment sur les blogs ou les réseaux sociaux."
 
La maîtresse n’est jamais loin. Elle veille
 
"Je les suis un à un personnellement. Et plus finement qu’avant." Les gamins apprennent dans le bonheur, les parents adhèrent à la méthode et sont invités à s’impliquer. Même l’inspecteur d’Académie est content. Il sait qu’en fin de compte, le programme sera respecté et les connaissances transmises.
 
(1) Auteure de "Attends, maîtresse, faut que je mette dans ma tête", elle a enseigné notamment à Lunel.

 

Hérault : une école, des élèves acteurs, une enseignante "animatrice d'intelligence"
 
http://www.midilibre.fr/2013/05/06/les-eleves-a-l-ecole-du-bonheur,691955.php#xtor=EPR-2-[Newsletter]-20130507-[Zone_info]
 
Midi Libre
07/05/2013, 06 h 00 | Mis à jour le 07/05/2013, 11 h 09
Nathalie Vermes commence la classe le matin par une évocation de ce qui procure une satisfaction.
Nathalie Vermes commence la classe le matin par une évocation de ce qui procure une satisfaction. (Photo SYLVIE CAMBON)
A l’heure où l’école est remise en question, focus sur ceux qui donnent envie d'apprendre. Rencontre avec Nathalie Vermes à Saint-Just dans l'Hérault, une enseignante qui applique une autre pédagogie où le bien-être de l'enfant est primordial.
 
Tout est parti de l’école du Parc à Lunel. Et d’une pathologie, l’anorexie scolaire, dont souffrait l’une des élèves de Nathalie Vermes. "Je voyais cette enfant dépérir et ça me rongeait", se souvient la Perpignanaise, enseignante aujourd’hui en classe de CE1-CE2 à Saint-Just dans l’Hérault.
 
Alors, l’institutrice va tout faire pour que la fillette se sente mieux et progressivement se débarrasse de sa phobie. "Je l’ai invitée tous les matins à écrire un adjectif agréable. Quand ça n’allait pas, je lui disais d’ouvrir la boîte qui contenait ses mots. Elle les lisait et retrouvait le sourire." D’autres petites astuces, simples mais efficaces, sont venues jalonner le parcours de l’enfant.
 
"Les enseignants sont des animateurs d’intelligence" souligne Nathalie Vermes
 
La méthode fut salutaire. Pour l’écolière comme pour la maîtresse : "J’ai alors commencé à appliquer une autre pédagogie en classe où le bien-être, le bonheur de l’enfant sont primordiaux."
 
Jusqu’alors, l’enseignante menait sa barque de manière plus classique, en se référant aux seuls manuels scolaires : "Quand je suis sortie de l’école des maîtres, malgré l’année enrichissante de formation dans un tas de classes différentes, je n’avais qu’un kit de pratiques. Je ne reproduisais que ce que l’on m’avait appris : "Ouvrez votre livre, faites votre exercice, je vous mets une note".
 
La méthode correspond pourtant peu à cette ancienne communicante, spécialisée dans la pub, qui a changé de vie et choisi à l’aube de ses trente ans l’enseignement pour "donner un autre sens aux choses, replacer l’humain à sa juste valeur".
 
"Les élèves ne sont pas des récepteurs mais des acteurs" ajoute Nathalie Vermes
 
Nathalie Vermes va donc revoir sa copie pour mener à bien ses desseins. "Je pense que les enseignants sont des animateurs d’intelligence plus que des distributeurs de savoirs. Les élèves ne sont pas des récepteurs mais des acteurs."
 
Elle cherche, lit, se forme. Auprès de l’enseignante Anne Taraud (1) qui, avec des outils simples, aide les enfants à construire leur réussite dans les réflexes d’apprentissage. S’initie aux travaux sur la gestion mentale du pédagogue Antoine de la Garanderie. "J’ai aussi puisé dans l’enseignement adapté aux personnes en situation de handicap. Il y est fait appel au ressenti, au toucher, aux odeurs..."
 
A chacun son rythme
 
Dans la classe de Nathalie, le programme et les objectifs scolaires sont respectés. Seule la façon de transmettre change. Et va au rythme de chaque élève. "Ils ont une feuille de route des savoir-faire et connaissances sur quinze jours à mener à terme. Libres à eux de commencer par la matière qu’ils souhaitent. Ils sont mis en confiance, s’autogèrent, s’approprient le programme, font leur propre menu. "
 
"Tout doit être mené dans le plaisir d’apprendre, pas dans la contrainte. Dans ce cas, on ne retire rien de bon." Les enfants apprennent à être autonomes, à se corriger. "S’ils trichent, ça les renvoie à leur propre conscience, leur responsabilité."
 
La transmission de certaines données, souvent rébarbatives, se fait de façon ludique, imagée. Tous les sens sont sollicités pour la mémorisation : "Par exemple, pour la multiplication, nous avons pris des boîtes de chocolat, appris les tables en chanson aux sons de voix d’animaux. Les enfants ressentent moins l’effort lorsque c’est amusant."
 
Un cahier de médiation sert à exprimer les aspirations, joies et frustrations. "L’élève écrit ce qu’il pense, signe ses propos. Nous les lisons le vendredi. Ça évite les incompréhensions, les non-dits, les dérapages notamment sur les blogs ou les réseaux sociaux."
 
La maîtresse n’est jamais loin. Elle veille
 
"Je les suis un à un personnellement. Et plus finement qu’avant." Les gamins apprennent dans le bonheur, les parents adhèrent à la méthode et sont invités à s’impliquer. Même l’inspecteur d’Académie est content. Il sait qu’en fin de compte, le programme sera respecté et les connaissances transmises.
 
(1) Auteure de "Attends, maîtresse, faut que je mette dans ma tête", elle a enseigné notamment à Lunel.

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Published by Françoise - dans société
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