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14 février 2011 1 14 /02 /février /2011 08:13

Un pas de plus vers la création de la vie artificielle.
Les entrepreneurs de la biologie synthétique

http://camarade.over-blog.org/article-les-entrepreneurs-de-la-biologie-synthetique-et-maintenant-fabriquer-de-la-matiere-vivante-66963407.html

Par Dorothée Benoit Browaeys

Un demi-siècle après la découverte de l’ADN, des chercheurs en biologie s’estiment mûrs pour franchir le cap de la création d’organismes vivants artificiels. Ils ont décidé — certains d’entre eux du moins — d’appliquer à la génétique les méthodes des ingénieurs en informatique de la Silicon Valley. Portés par les marchés fortement spéculatifs de la bioénergie et des droits à polluer, ils perfectionnent leurs technologies, en espérant toucher de l’or.

Vers une industrialisation du vivant ? L’annonce, faite en mai dernier par le chercheur américain Craig Venter, de la fabrication d’une bactérie au génome artificiel peut laisser penser que l’on s’en approche. Déjà, la biologie de synthèse est un grand marché, où l’on trouve de nombreuses « pièces » permettant de construire des virus, des bactéries ou des levures. Voici désormais la vague des organismes génétiquement fabriqués.

« Nous avons besoin de vous ! La puissance de vos outils implique de la responsabilité. » C’est en ces termes que M. Edward You, agent du Federal Bureau of Investigation (FBI), interpelle les étudiants aux tee-shirts multicolores venus de toute la planète pour le concours de biologie synthétique iGEM (International Genetically Engineered Machine Competition). Nous sommes à Boston, dans les locaux du Massachusetts Institute of Technology (MIT). En cette fin octobre 2009, le FBI, partenaire de l’événement, entend faire passer un message aux jeunes compétiteurs : sans eux, pas de surveillance du bioterrorisme ! M. Piers Millett, du Bureau des armes biologiques des Nations unies (Genève), évoque la mise en place d’un code de conduite « pour une meilleure sécurité qui permet plus de fun ». Car l’exploration ludique reste le moteur de ce rendez-vous annuel.

Le principe du concours est simple : chacune des 112 équipes candidates (1 700 étudiants) de cette sixième édition d’iGEM vient présenter son « bricolage bactérien ». Chacune a coupé, greffé, rabouté des gènes... pour produire un médicament, émettre des odeurs ou une lumière clignotante, ou encore détecter de l’arsenic. Dans cette grande cuisine du vivant, au cours de deux jours de présentations non-stop, les recettes sont discutées, contestées, amendées. Les étudiants portent les couleurs de leur équipe comme pour un match de football, tantôt interpellant un concurrent indien, tantôt répondant aux questions éthiques posées par les membres du jury. C’est une aventure intellectuelle forte, avec une soirée au club Jillian’s de Boston, où les visages des participants sont projetés en boucle sur deux niveaux, entre billards, bowling et pistes de danse.

La seule règle de ce grand « jeu » est de contribuer au pot commun ; chacun dépose ses résultats en accès libre ( open source) dans la collection des biobriques (1) — morceaux d’ADN commandant des fonctions-clés (voir le glossaire). « On en compte aujourd’hui environ cinq mille », sourit Randy Rettberg, ingénieur en intelligence artificielle, l’un des fondateurs de ce « jamboree », en ouvrant le congélateur où sont gardés ces morceaux de gènes synthétiques gérés par la BioBricks Foundation. « Le but est de disposer d’un jeu de Lego génétique », précise Tom Knight, qui, lui aussi, est passé de l’informatique (software) à la programmation du vivant (wetware).....
 
 

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