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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 09:51



http://www.radio-canada.ca/nouvelles/environnement/2011/01/07/001-golfemexique-methane-bacteries.shtml

Mise à jour le vendredi 7 janvier 2011 à 12 h 03
Des bactéries présentes dans le golfe du Mexique ont rapidement éliminé le méthane libéré lors de l'explosion de la plateforme Deepwater Horizon, digérant la plus grande   partie du gaz en quatre mois, ont constaté des chercheurs américains.


Le Pr John Kessler, de l'Université Texas A&M, et ses confrères des universités de Californie et du New Hampshire ont été surpris de la rapidité avec laquelle les  bactéries ont digéré l'énorme quantité de méthane.


Les scientifiques estiment que cet événement montre le rôle central joué par ces microbes pour contenir le réchauffement. Selon eux, cet accident tragique a reproduit,  d'une certaine manière, des phénomènes naturels rares qui surviennent lorsque de grands volumes de méthane se trouvent libérés des fonds marins. Ces phénomènes
incluent : des fuites d'hydrocarbures, des cheminées hydrothermales, la décomposition de dépôts solides, riches en méthane, appelés clathrates.

 

Tragédie sous le microscope
Les chercheurs ont étudié les eaux du golfe au cours de la fuite qui a suivi et après le colmatage du puits. Ils estiment que le méthane représentait environ 20 % du  panache d'hydrocarbures produit par la fuite située à 1500 mètres de fond entre le 20 avril et le 15 juillet, lorsque la fuite a été définitivement contenue.


Cette catastrophe est considérée comme la pire marée noire de l'histoire des États-Unis. Les observations des chercheurs montrent qu'une importante prolifération bactérienne a permis de dégrader pratiquement tout le méthane issu du puits durant les 120  jours qui ont suivi l'explosion.


Ces bactéries agissent comme un filtre et ont une fonction importante, comme nous l'avons vu dans le cas de la marée noire de BP, car elles peuvent être très efficaces  pour empêcher le méthane d'atteindre l'atmosphère.
— Pr David Valentine, Université de Californie à Santa Barbara 

 

Pour arriver à cette conclusion, les auteurs se sont fondés sur les mesures de méthane et d'oxygène effectuées dans plus de 200 sites, la baisse en oxygène étant liée  à la consommation de méthane par les bactéries.
De plus, ils ont aussi regardé les données des séquences génétiques présentes dans l'eau qui montrait une prolifération de bactéries digérant le méthane et utilisé un  modèle biogéochimique.

 

Ces résultats, publiés dans le magazine Science, suggèrent qu'une libération naturelle massive de méthane au fond de l'océan doit s'accompagner d'une réponse  bactérienne aussi rapide. Cet automne, ce groupe de recherche avait noté que d'autres espèces de bactéries avaient rapidement consommé l'éthane et le propane qui se trouvaient dans le
panache d'hydrocarbures. En outre, des bactéries ont aussi éliminé une partie du pétrole déversé dans le golfe, mais les géochimistes ne savent pas encore précisément la quantité.


Le saviez-vous?
Contrairement au pétrole, le méthane et les autres gaz naturels se dissolvent naturellement dans les eaux de l'océan avant d'être digérés par des bactéries.

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Published by Françoise - dans écologie
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