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  • : Ma nation, c'est l'infini. Aller au-delà des frontières, terrestres, planétaires, galactiques, ethniques, culturelles, génétiques, sexuelles et autres, c'est le début de la liberté et de l'amour universel. My nation is the Infinite. To go beyond terrestrial, planetary, galactical, ethnic, genetic, sexual and others frontiers. This is the beginning of freedom and universal love.
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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 19:51

 

COMMENTAIRE DE RAËL

 Heureusement, une révolution mondiale est peut-être en train de venir. Le seul moyen de sauver l'Humanité, c'est que les gens prennent le pouvoir qui est actuellement aux mains des institutions financières internationales, des industries militaires et des milliardaires et de leurs marionnettes les gouvernements « démocratiques ». Alors, nous aurons un monde sans armées nationales, sans centrales nucléaires dangereuses, sans crédit et sans taux d'intérêt qui ruinent tout le monde, et gouverné par des démocraties par Internet, un monde qui sera un lieu de paix, de partage et de compassion. Nous sommes sur le chemin du paradisme (www.paradism.org) . www.paradisme.org

 
Traduction de l’article reproduit par Raël Science "Avec commentaire de Raël" :
 
 
        
 As Scorn for Vote Grows, Protests Surge Around Globe

 À mesure que s'accroît le mépris pour l'institution du vote, des mouvements de protestation surgissent sur toute la planète

Des centaines de milliers d'Indiens déçus acclament un militant, originaire d'un village, en train de faire une grève de la faim. Israël chancelle devant la plus grande manifestation de rue de son histoire. En Espagne et en Grèce, des jeunes furieux prennent le contrôle de places publiques à travers leurs pays.

Ils se plaignent de la corruption, du manque de logements à un prix abordable, et du chômage, des doléances courantes à travers le monde. Mais de l'Asie du Sud au cœur de l'Europe, et maintenant même jusqu'à Wall Street, ces protestataires partagent quelque chose d'autre : la méfiance, et même le mépris, à l'égard des politiciens traditionnels, et de la procédure politique démocratique à laquelle ceux-ci président.

Si ces personnes descendent dans la rue, c'est en partie parce qu'elles ont peu confiance dans l'urne.

« Nos parents sont reconnaissants du fait qu'ils votent, » dit Marta Solanas, 27 ans, parlant de vieux espagnols qui ont passé des décennies sous la dictature de Franco. « Nous sommes la première génération à dire que le vote est sans valeur ».

C'est l'économie qui a motivé cela, avec l'accroissement de l'inégalité des revenus, le taux de chômage élevé, et la diminution des dépenses sociales, due à la récession, qui étend le malaise. L'aliénation est particulièrement profonde en Europe, avec des boycotts et des grèves qui, à Londres et à Athènes, ont dégénéré en violences.

        

 Mais même en Inde et en Israël, où la croissance reste robuste, les protestataires disent également qu'ils n'ont pas confiance dans la classe politique de leur pays, et la façon dont les politiciens se plient à des groupes d'intérêt établis, et ils sentent que seule une attaque contre le système lui-même peut apporter un réel changement.

De jeunes Israéliens ont organisé de gigantesques manifestations, en insistant sur le fait que leurs leaders politiques, tous partis confondus, avaient tellement été obsédés par les problèmes de sécurité, les groupes ultra-orthodoxes et d'autres intérêts particuliers, qu'ils ne pouvaient plus répondre à l'attente de la classe moyenne du pays.


Dans la plus grande démocratie du monde, Anna Hazare, un militant, a fait une grève de la faim de 12 jours jusqu'à ce que le parlement indien capitule, concernant certaines des demandes principales de Anna Hazare, pour une mesure anti-corruption proposée pour que les fonctionnaires rendent des comptes. « Nous élisons les représentants du peuple pour qu'ils puissent résoudre nos problèmes”, a dit Sarita Singh, 25 ans, une personne parmi les milliers qui se sont rassemblées chaque jour à Ramlila Maidan, où les moussons ont transformé le sol en boue, mais les protestataires ont brandi des drapeaux indiens et ont chanté des chants patriotiques.

« Mais cela n'arrive pas. C'est toujours la corruption qui gouverne notre pays. »

De plus en plus, des citoyens de tous les âges, mais particulièrement des jeunes, rejettent les structures conventionnelles, comme les partis et les syndicats, en faveur d'un système moins hiérarchique, plus participatif, sous beaucoup d'aspects sur le modèle de la culture du Web.

En ce sens, les mouvements de protestation dans les démocraties ressemblent à celles qui ont secoué cette année des gouvernements autoritaires, en renversant des chefs d'État en place depuis longtemps, en Tunisie, en Égypte et en Libye. Les protestataires ont créé leur propre espace politique en ligne, distant, quelquefois ouvertement hostile, à l'égard des institutions traditionnelles de l'élite.

La masse critique d'outils Wiki et d'organisation, de vidéo et de réseaux sociaux, le réseau communautaire d'informations de Twitter , et la possibilité offerte par des sites comme PayPal de faire des donations, rend instantanément opérationnelles des coalitions d'individus qui ont le même esprit.

« Voici une génération de personnes de 20 à 30 ans, qui sont habitués à s'auto-organiser, » dit Yochai Benkler, directeur du Berkman Center for Internet and Society à l'université de Harvard. « Ils pensent que la vie peut être plus participative, plus décentralisée, moins dépendante des modèles traditionnels d'organisation, que ce soit dans un État ou dans une grande entreprise. Ces modèles traditionnels étaient les moyens principaux de faire quelque chose dans l'économie industrielle, mais ce n'est plus le cas maintenant. »

               

Yonatan Levi, 26 ans, a qualifié les villes de tentes qui ont surgi en Israël de « belle anarchie ». Il y avait des cercles de discussion sans modérateur comme les chat- rooms sur Internet, dirigés, dit-il, par des gestes de la main du genre « emoticon », comme des avant-bras croisés pour signaler un désaccord avec le dernier locuteur, les mains levées et remuées en l'air pour marquer que l'on est d'accord - les mêmes signes de la main étaient utilisés dans des assemblées publiques en Espagne. Il y avait des leçons et de la nourriture gratuites, sur la base de la conviction d'Internet que tout devrait être disponible gratuitement.

Il fallait que quelqu'un intervienne, dit M. Levi, car « le système politique a abandonné ses citoyens. »

La déception croissante arrive 20 ans après ce qui fut célébré comme la victoire finale du capitalisme démocratique sur le communisme et la dictature.

Dans le sillage de la chute de l'Union soviétique en 1991, un consensus émergea, selon lequel une économie libérale, combinée à des institutions démocratiques, était le seul moyen d'aller de l'avant. Ce consensus, dont des chercheurs se sont faits les champions, comme Francis Fukuyama dans son livre « La fin de l'Histoire et le Dernier Homme », a été secoué, peut-être même brisé par une succession de crises apparemment sans fin - l'effondrement financier asiatique de 1997, l'explosion d'Internet en l'an 2000, la crise des subprimes en 2007 - 2008, et la continuation de la crise des dettes européennes et américaines - et l'incapacité apparente des politiciens de résoudre ces crises ou d'atténuer le choc pour leurs concitoyens.

Les électeurs frustrés ne s'agitent pas pour l'emporter sur un dictateur mais ils disent qu'ils ne savent pas vers où se tourner, au moment où les choix politiques de l’époque de la guerre froide semblent sans objet. « Même lorsque le capitalisme tomba dans sa pire crise depuis les années 1920, on ne voyait pas d'alternative viable », a dit Owen Jones, un auteur britannique de gauche.

Les protestations ont explosé en Grande-Bretagne jusqu'à tomber dans l'illégalité le mois dernier. Des jeunes déchainés ont cassé des vitrines et allumé des incendies à Londres et au-delà, en utilisant des systèmes de communication comme BlackBerry Messenger pour échapper à la police. Ils avaient du bon sens et de la technologie, a dit M. Jones , mais ils ne croyaient pas que le système politique représentât leurs intérêts. Il leur manquait aussi l'espoir.

« Les jeunes qui ont pris part aux émeutes n'avaient pas le sentiment qu'ils avaient un futur à perdre, », dit-il.

En Espagne, pays frappé par le taux de chômage officiel le plus élevé dans les pays développés, à 21 %, beaucoup de gens ont perdu confiance dans le fait que les politiciens de quelque parti que ce soit puissent trouver une solution. Leurs revendications sont vagues, mais leur cri pour demander du secours est plaintif et déterminé. Ces personnes que l'on appelle les indignés ou les scandalisés, bloquent la circulation, occupent des places publiques et se rassemblent pour des séminaires.

Mme Solanas, une journaliste d'Internet au chômage, faisait partie du noyau dur de protestataires qui, en mai, occupèrent la Puerta del Sol, une place publique de Madrid, la capitale, en déclenchant un mouvement de protestation national. Cette nuit-là, elle et quelques amis firent démarrer le compte Twitter @acampadasol, ou “Camp Sol,” qui maintenant regroupe 70 000 personnes.

Tandis que les manifestations espagnoles et israéliennes étaient pacifiques, des critiques ont élevé des doutes sur l'urgence de contourner les institutions représentatives. En Inde, la croisade de M. Hazare consistant à « jeûner jusqu'à la mort » jusqu'à ce que le Parlement promulgue la loi anticorruption demandée par M. Hazare, rencontra quelques partisans en tant que sacrifice de soi. Beaucoup d'opposants qualifièrent sa tactique de chantage non-démocratique.

Il s'est avéré que des centaines de milliers de personnes, le mois dernier, à New Delhi, ont révélé un scandale viscéral concernant l'état de la politique indienne. On pouvait lire sur une bannière : « Si votre sang n'est pas en train de bouillir maintenant, alors votre sang n'est pas du sang ! » La campagne de M. Hazare, 74 ans, était destinée à forcer le parlement à prendre en considération sa législation anticorruption au lieu d'une autre solution plus faible proposée par le gouvernement.

Le Parlement a fait passer à l'unanimité une résolution reprenant l'essentiel de la proposition de M. Hazare , et on s'attend à ce que les législateurs approuvent un ensemble de mesures anticorruption lors de leur prochaine session. La campagne anticorruption de M. Hazare a touché une corde sensible du public, précisément parce que que M. Hazare n'était pas un politicien. Beaucoup d'électeurs sentent que la démocratie indienne, et en particulier les principaux partis, le Parti du Congrès et le parti Bharatiya Janata, ne répondent plus aux attentes et sont prisonniers de groupes d'intérêt. Pendant presque un an, les médias indiens et les vérificateurs des comptes du gouvernement ont mis au jour des scandales gouvernementaux sordides impliquant des milliards de dollars de corruption.

Beaucoup de protestataires qui suivaient l'homme à la cape blanche de Gandhi - que l'on appelle un topi - étaient des personnes jeunes et des classes moyennes, habillées “tendance”, et utilisant les smartphones les plus récents. Mme Singh est née dans un village et suit les cours d'une université à New Delhi. Pourtant, elle est inquiète pour son avenir, et elle veut savoir pourquoi ses parents passent des journées sans électricité. « Pendant dix-huit heures par jour, nous n'avons pas d'électricité », dit-elle. « C'est de la corruption. L'électricité, c'est notre besoin fondamental. Où va l'argent ? ».

Pouvoir répondre à des changements dans les besoins des électeurs, c'est, semble-t-il, la force de la démocratie. Ces mouvements qui émergent, comme beaucoup dans le passé, pourraient finir par être absorbés par les partis politiques traditionnels, de la même façon que le Parti républicain, aux États-Unis, cherche à profiter du sentiment anti - establishment du Tea Party . Cependant, les puristes impliqués dans beaucoup des mouvements disent qu'ils ont l'intention d'éviter les vieux courants politiques.

La gauche , qui pourrait sembler la destination naturelle des mouvements naissants qui émergent dans le monde, est compromise aux yeux des militants par le centrisme néolibéral de Bill Clinton et Tony Blair. La vieille gauche est toujours mariée aux syndicats, même si ceux-ci représentent une part de plus en plus petite de la force ouvrière. Plus récemment, une participation du centre-gauche dans le renflouement d'institutions financières a éloigné de celui-ci ses anciens partisans, qui disent que l'argent aurait dû aller au peuple plutôt qu'aux banques.

Les acteurs politiques de la vieille garde de l'après-guerre froide résistent dans leur tranchée. Au Japon, six premiers ministres ont démissionné en cinq ans, à mesure que la paralysie politique s'agrave. Les deux principaux partis en Allemagne, les chrétiens-démocrates et les social-démocrates, ont vu le nombre de leurs membres décliner de façon inquiétante, alors que les Verts ont gagné beaucoup d'adhésions, et tandis que la chancelière Angela Merkel a vu son autorité s'éroder à cause de renflouements impopulaires.

Dans beaucoup de pays européens, la déception est double : des gouvernements de pays lourdement endettés qui renoncent aux dépenses sociales, et une Union européenne regardée comme distante et non-démocratique. Les chefs d'État européens ont dicté de rudes mesures d'austérité au nom de la stabilité de l'euro, la monnaie commune de l'Europe, qui a perdu sa valeur du fait de politiciens nationaux captifs du système et corrompus, disent les protestataires.

« La pire des crises, c'est la crise de légitimité, » a dit Mme Solanas . « Nous ne pensons pas qu'ils vont faire quoi que ce soit pour nous. »

Contrairement à l'Europe qui se bat contre la crise, l'économie d'Israël connaît une exceptionnelle réussite. Celle-ci a succédé à un système dominé par la léthargie, et est devenue high-tech, dynamique et réactive au marché. Mais avec la richesse est venue l'inégalité. Les organisateurs des mouvements de protestation disent que c'est la même petite fraction du peuple qui a profité des privatisations du gouvernement qui domine également la plupart des partis politiques. Le reste du pays a fait son deuil de la politique.

M. Lévi, né à Degania, le premier kibboutz d'Israël, a dit que les protestations n'étaient pas des actes de colère, mais de revendication, d'une société prise en otage par une classe connue en hébreu comme “hon veshilton,” , ce qui signifie une alliance de l'argent et de la politique. La montée des forces du marché a produit un sentiment de désengagement public, dit-il, le sentiment que le rôle de citoyen se limitait à quelques déplacements jusqu'aux bureaux de vote.

« Le système politique a abandonné ses citoyens, » a dit M. Lévi, « Nous avons perdu le sens de la responsabilité mutuelle. ».

 

Ont contribué à ce reportage Ethan Bronner depuis Tel-Aviv, et Jim Yardley depuis New Delhi.

Une version de cet article a été publiée sur papier à la page A1 de l'édition de New York, sous le titre As Scorn for Vote Grows, Protests Surge Around Globe.

 

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Published by Françoise - dans société
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