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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 14:02

 

L'article date de 2008. Qu'en est-il aujourd'hui ?

 

 

Publié le mercredi 23 avril 2008 à 06H24

Le professeur Didier Raoult a mené une étonnante expérience sur de spoussins au sein de son laboratoire de La Timone

 

Voici deux poulets qui vont beaucoup faire parler d'eux. Deux poulets qui, contrairement aux apparences, sont de même race et ont exactement le même âge : six semaines.

Les oeufs, qui provenaient de la même poule, ont été couvés dans les mêmes conditions, et ont éclos le même jour. Les poussins ont été nourris aux mêmes heures, avec les mêmes doses des mêmes aliments.

Comment expliquer alors que l'un fasse envie, l'autre pitié ? "Nous avons simplement placé une bactérie dans le tube digestif de l'un des deux poussins", explique le Pr Didier Raoult, qui a mené cette étonnante expérience au sein de son laboratoire de bactério-virologie de La Timone à Marseille, une référence dans cette spécialité.

Résultat : "Six semaines plus tard, le groupe de poulets qui avaient ingéré la bactérie pesait 30% de plus que les poulets témoins". Cause microscopique, énormes effets…

Administrer des micro-organismes aux animaux d'élevage pour les faire engraisser plus vite : la technique est connue par les éleveurs, qui utilisent depuis 50 ans des probiotiques dans l'alimentation. Mais là où l'expérience marseillaise est vraiment intéressante, c'est que la bactérie qui a si bien "profité" aux poulets n'est autre que le lactobacillus fermentum, couramment utilisé dans l'industrie laitière pour la fermentation des produits.

Des résultats identiques ont été obtenus avec une autre bactérie célèbre: le bifido-bacterium, présente dans les fameux yaourts au bifidus.

"Nourrir le tiers monde"

D'où la question dérangeante que pose le Pr Raoult dans un article scientifique publié en février dernier (1) : "Et si les bactéries utilisées pour la transformation des produits laitiers étaient en partie responsables de l'épidémie d'obésité qui frappe les pays occidentaux ?"

Ce qui est d'ores et déjà scientifiquement établi, c'est qu'à eux seuls, les facteurs génétiques, alimentaires, sociaux, comportementaux n'expliquent pas la progression de l'obésité: "Depuis vingt ans, l'épidémie continue de s'étendre aux États-Unis, où 65% de la population est en surpoids. Or, les modes de vie et d'alimentation n'ont pas changé", souligne le chercheur marseillais, qui n'est pas le seul à suivre la piste bactérienne.

Mais l'expérience des poulets ouvre d'autres perspectives, plus réjouissantes: "Produire 30% de viande en plus, cela pourrait être merveilleux pour nourrir le tiers monde", s'emballe Didier Raoult, qui a déjà été contacté par des industriels de la volaille.

La Fédération nationale de l'industrie laitière, en revanche, dit "ne pas avoir connaissance de l'étude marseillaise". Et s'étonne de ces résultats :"Si les consommateurs de bifidus avaient grossi de 30%, cela se saurait."

1. British Poultry Science

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Published by Françoise - dans diététique
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